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27 April 2013

Depuis l’affaire KBLux, nous sommes une banque onshore 

By Dominique Liesse

Group CEO Jacques Peters explains KBL epb’s growth strategy. The objective is to become a top 20 European private bank by 2015 with €50bn of funds under management

KBL European Private Bankers sort d'un long silence avec une stratégie basée sur la séduction d'une clientèle plus riche et plus internationale. De quoi répondre à l'évolution réglementaire.

Après trois ans d'hibernation pour cause de processus de vente, l'ex-filiale luxembourgeoise de banque privée de KBC se réveille.

Forte de ses nouveaux actionnaires, les Qatari de Precision Capital, KBL European Private Bankers place la barre haut: atteindre d'ici 2015 le top 20 des banques privées européennes.

"Nous voulons atteindre le niveau des meilleures banques privées avec un actif sous gestion augmenté de 10 milliards en trois ans à 50 milliards d'euros et un bénéfice de 100 millions d'euros qui correspond à notre niveau d'avant crise", indique Jacques Peters, CEO.

Mais avant tout, KBL EPB officialise surtout son repositionnement sur le marché luxembourgeois, en pleine évolution avec notamment la levée partielle du secret bancaire et la Xième DLU opérée en Belgique (lire ci-dessus).

"Depuis l'affaire KBLux, nous effectuons de l''onshorisation'. Nous observons aujourd'hui qu'une grande partie de nos avoirs son 'tax compliant'", poursuit Peters. "De plus, nous le savons, le secret bancaire est mort depuis le G20 de Pittsburgh et ce fameux soir où, au lendemain de la chute de Lehman, Nicolas Sarkozy est sorti en clamant qu'ils avaient décidé la fin du secret bancaire et des paradis fiscaux".

Riche et international

Quoi qu'il en soit, KBL EPB suit la tendance de la place en s'ouvrant davantage aux riches clients.

"Nous continuerons à servir nos clients de personal banking avec des avoirs de moins de 500.000 euros mais ne développerons plus davantage ce segment", reconnaît le CEO.

Désormais, le client cible de KBL dispose de 500.000 à 10 millions (les HNW ou High Net Worth), voire plus de 10 millions (les UHNW, ultra High Net Worth). "Cette dernière catégorie offre un important potentiel de croissance. Néanmoins, elle demande aussi le développement de services appropriés."

Si la clientèle aisée européenne reste chère aux yeux de l'enseigne, elle entend également conquérir les richesses du Moyen-Orient, d'Asie et d'Amérique Latine. "Notre actionnaire dispose au Qatar de banques familiales, nous réfléchissons ainsi à un éventuel partenariat avec l'une ou l'autre", ajoute JacquesPeters.

Le groupe, présent dans 9 pays d'Europe, entend pour servir cette clientèle établir des hubs internationaux au travers de ses centres de Luxembourg, Monaco, Suisse et du Royaume-Uni.

BIL et KBL en synergie

Des acquisitions ciblées sont également possibles en France, aux Pays-Bas et en Espagne afin de permettre aux filiales locales d'atteindre la taille critique de plus de 5 milliards d'euros d'actifs sous gestion.

Si Jacques Peters s'est longuement étendu, au cours de la rencontre, sur la stratégie et l'impact des déclarations gouvernementales d'échange automatique des données sur le métier, les journalistes étaient également très curieux d'entendre le patron sur d'autres sujets comme les rumeurs de rapprochement de l'enseigne avec l'ex-filiale luxembourgeoise de Dexia, BIL, qui est également entre les mains (à 90%) de Precision Capital.

"L'actionnaire a été clair, il n'y aura pas d'intégration des deux banques", insiste-t-il. Il reconnaît cependant que certaines synergies ne sont pas exclues. Il cite ainsi la gestion du parc immobilier et les services "purchasing".

Des propos qui appuient les craintes des syndicats: "Les deux banques n'ont pas la même orientation clientèle. Elles sont davantage complémentaires, ce qui complique une fusion commerciale. Néanmoins, nous avons plus de craintes pour les services opérationnels."