23 May 2013

KBL epb rebat les cartes 

By Catherine Kurzawa

KBL epb focuses on attracting ultra high net worth Individuals who own more than $30 million in order to realize its growth strategy and double its profitability target by 2015

Nouveaux dirigeants et nouvelles cibles, la KBL envisage d’autres changements

Le printemps est souvent vu comme la période du renouveau. Chez KBL epb, cette signification est triplement renforcée, pourrait-on dire. Yves Stein, Marc Lauwers et Frédéric Genet viennent en effet de rejoindre le comité de direction, avec pour chacun des missions et objectifs très précis, en ligne avec la stratégie de croissance présentée en avril dernier (voir cadre). En quelques semaines, l’exécutif de la banque privée est passé de quatre à six membres.

Vers les «ultra-riches»

Et, particularité notoire, un nouveau poste a été créé, celui de CEO Professional Services, occupé par le français Frédéric Genet. Cela s’inscrit tout à fait dans la lignée de l’institution, qui compte s’orienter davantage vers les clients high-net-worth (HNW), réputés «ultra-riches». «Il s’agit de personnes qui ont plus de 30 millions d’euros d’actifs en banque ou bien un patrimoine supérieur à 100 millions d’euros», détaille le responsable qui n’hésite pas à parler d’une clientèle «quasiment institutionnelle.» Et qui dit clients particuliers dit besoins particuliers; voilà pourquoi le poste est né. Mais le contexte concurrentiel est bien présent sur ce segment, qui offre certes des marges moins élevées mais des volumes plus grands. «On ne va pas éliminer des clients mais couvrir différents segments», ajoute le CEO de la banque privée Yves Stein.

Bientôt un nouveau nom

Déjà évoqué en avril, le possible changement de nom de KBL epb revient sur le tapis. Le COO Marc Lauwers reconnaît qu’il est «fort possible», tout en restant discret. Mais le sujet est à l’étude, et la nouvelle appellation devrait tomber «avant la fin de l’année», confie Frédéric Genet. Autre modification à venir, dans les entités du groupe. Ce dernier met la priorité sur les Pays-Bas, la France et l’Espagne avec «au moins une acquisition dans l’année en cours.» Tout en restant évasif, le directoire attend la signature pour annoncer officiellement la transaction.

Contexte particulier

La levée du secret bancaire n’inquiète pas la banque privée, tant elle se positionne sur le terrain européen en jouant la carte de l’onshorisation. «Il faut des consolideurs dans le marché», appuie Yves Stein. La banque se tourne résolument vers la grande clientèle internationale qui évolue donc au rythme de croissances économiques variées. De là à entrer en concurrence avec Zürich, il n’y a que quelques pas. «Dans le monde bancaire, la Suisse est huit à neuf fois plus importante que le Luxembourg mais la tendance est clairement favorable au Grand-Duché», soutient Frédéric Genet. Pour lui, la renommée de la Place, c’est aussi les métiers parallèles tels que les avocats et les réviseurs, qui apportent «un tissu plus fort pour la structuration des patrimoines au Luxembourg qu’en Suisse.»

La confiance est donc de mise dans le chef des trois nouveaux membres du comité de direction. Aux côtés d’Olivier de Jamblinne de Meux, Yves Pitsaer et Jacques Peeters, ils comptent bien parvenir à booster l’activité de la banque privée, via un plan stratégique sans ambitions extravagantes. «On a tous conscience que c’est réalisable», assure Yves Stein.