24 May 2013

KBL: une équipe taillée pour gagner 

By Delphine Dard

KBL epb has recruited a top team of senior banking professionals, including Frédéric Genet, Marc Lauwers and Yves Stein, to meet its goal of becoming a top-20 European private bank by 2015

Depuis qu'elle a le soutien de son actionnaire qatarien, la KBL fait savoir qu'elle a de grandes ambitions depuis Luxembourg et a, pour ce faire, recruté une équipe d'élite.

La KBL, qui a l'ambition à l'horizon 2015 d'intégrer le top 20 des banques privées européennes, a présenté hier les autres membres de son équipe de talents bancaires qui ont été recrutées par Jacques Peters, CEO de la banque, et grâce à l'appui de son actionnaire qatarien, Precision Capital.

Les trois nouveaux membres de l'équipe de direction KBL sont Frédéric Genet, qui assume la fonction nouvellement créée de CEO Professional Services, qui regroupe toute une série d'activités clés pour la gestion de fortune. Ses services permettront notamment à ceux d'Yves Stein, CEO Private Banking, d'innover. Enfin, Marc Lauwers, en sa qualité de Chief Operating Officer, gèrera notamment l'IT.

Ces trois professionnels ont en commun d'avoir tous travaillé dans des postes à l'international.

Ils ont rejoint l'équipe KBL, car ils estiment qu'elle est aujourd'hui la plus internationale des banques ayant leur centre décisionnel au Luxembourg.

Le projet abouti de cette pure banque privée qu'est la KBL pour s'adapter à la nouvelle ère de transparence bancaire les a aussi séduits.

Ils rejoignent tous les trois au sein du comité de direction Jacques Peters, le CEO du groupe KBL, Olivier de Jamblinne de Meux, CEO Luxembourg, et Yves Pitsaer, Chief Finance and Risk Officer.

Des ambitions clairement affichées
L'objectif affiché de cette nouvelle équipe est de permettre à la banque d'atteindre un bénéfice de 50 millions d'euros dès 2013 et de doubler ce chiffre à l'horizon 2015.

Pour y parvenir sans délaisser son segment de clientèle actuel, la KBL vise aussi aujourd'hui ce qu'elle appelle les «ultrariches», c'est-à-dire ceux qui possèdent plus de 30 millions d'euros d'actifs et qui, selon Frédéric Genet, sont déjà tous «tax compliant» (transparents au niveau fiscal), mais doivent répondre à une problématique posée par le fait que leurs affaires sont disséminées un peu partout dans le monde.

Mais ce type de clientèle n'est pas des plus aisées à conquérir et surtout à conserver selon la KBL qui explique «qu'il faut gagner ce type de clients à chaque opération», car ils testent en permanence les établissements.

Pour les attirer et les fidéliser, la banque mise sur toute une série de services dédiés sur lesquels elle travaille.

«Dans l'environnement actuel, il est certain que nous perdrons des clients, mais cela n'est pas un souci si les actifs que nous gérons augmentent et c'est ce que nous visons», a souligné Yves Stein, CEO de la banque privée.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, alors que l'Europe enregistre des croissances faibles, la KBL ne regarde pas nécessairement les marchés émergents où il serait difficile «d'être le dernier arrivé» selon Yves Stein, mais vise plutôt la consolidation en Europe, notamment sur les marchés français, néerlandais et espagnol.

«En assurant une meilleure communication entre nos entités dans les différents pays, nous avons un potentiel énorme», précise Yves Stein.

Les trois nouveaux membres de l'équipe KBL confirment également ce que Jacques Peters soulignait il y a quelques semaines : le marché bancaire européen est clairement favorable aux acheteurs, alors de grandes banques cherchent à se recentrer. La KBL cherche donc à acheter et espère annoncer «au minimum» une acquisition dès cette année.

Si de son propre aveu, la KBL n'a pas de vues dans un premier temps sur la première division, elle espère gagner à très court terme le championnat de deuxième division de la banque privée européenne et a pour objectif ambitieux d'obtenir des avoirs supérieurs dans l'ère de la transparence totale à ceux qu'elle possédait auparavant.

Un très probable changement de nom du groupe KBL pourrait, d'autre part, apporter la touche finale à la constitution de ce qui ressemble à une équipe taillée sur mesure pour performer.