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Business

25 novembre 2013

Fiat et Chrysler font le point 

Actionnaire majoritaire du constructeur automobile Chrysler, Fiat souhaiterait acquérir la totalité de la société américaine. Le problème est que le détenteur des 41,5 % restants, un fonds de soins de santé pour retraités contrôlé par le syndicat de l'automobile United Auto Workers (UAW), se fait prier afin d'obtenir le meilleur prix pour ses affiliés.

Une fusion complète avec Chrysler ferait de Fiat le septième constructeur mondial. Alors que les ventes de Fiat progressent péniblement en Europe depuis plusieurs années, celles de Chrysler aux États-Unis ont doublé depuis 2009.

Une prise totale de contrôle soulagerait la gestion financière des deux entreprises par Fiat tout en lui permettant d'accéder au fond de trésorerie de Chrysler pour financer la modernisation de sa gamme de véhicules.

UAW estime qu'un premier appel public serait le plus bénéficiaire pour ses affiliés, tandis que Fiat souhaite éviter la vente de Chrysler au public, et préférerait conclure un accord privé.

Fiat déclare aujourd'hui qu'une introduction en bourse, pour laquelle elle a, à contrecœur, effectué les formalités nécessaires en septembre, sera impossible d'ici la fin décembre. Entre-temps, une évaluation établie par les banques souscrivant l'offre pourrait aider les deux parties à trouver un accord sur un prix équitable aux yeux du syndicat, rendant ainsi un premier appel public superflu.

Le problème met en lumière l'héritage de la crise financière de 2008-2009, quand le gouvernement américain avait aidé à négocier l'accord permettant au syndicat et à Fiat de sauver Chrysler en rachetant l'entreprise.

Ainsi renforcée, Fiat pourrait concurrencer Volkswagen, Renault-Nissan et Peugeot sur le marché automobile européen. Il reste intéressant de noter avec ironie que General Motors avait versé 1,5 milliard d'euros en cash pour échapper à son obligation de racheter la branche automobile de Fiat il y a moins de dix ans.