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Business

21 janvier 2015

Flambée du franc suisse 

La Banque centrale suisse a pris les investisseurs, traders et institutions financières du monde entier par surprise. Après être intervenue pendant quatre ans sur le marché des changes pour empêcher sa devise de prendre de la valeur, elle a en effet annoncé l'abandon du taux plancher du franc par rapport à l'euro.

Quand la décision a été prise le 15 janvier dernier, un vent de panique a dans un premier temps fait bondir le franc suisse de pas moins de 41 %. ll s'est ensuite stabilisé à peu près à parité avec l'euro, en comparaison à son niveau maximum précédent de 1,20 franc.

Parmi les perdants, on citera les courtiers de change, dont les clients négociaient avec de l'argent emprunté, les banques d'investissements et les fonds spéculatifs, ainsi que les emprunteurs est-européens qui ont souscrit des hypothèques libellés en francs suisses. Fortement dépendantes des exportations vers le reste du continent, les entreprises suisses découvrent aujourd'hui que leurs marchandises et services sont devenus d'un coup 20 % plus chers sur les marchés européens, ce qui n'a pas manqué de faire plonger la bourse helvétique.

Face à l'onde de choc générée sur les marchés des devises, les observateurs se posent déjà des questions à propos de la réglementation allégée applicable aux opérations de change, qui avait gagné en popularité auprès des clients de détail ces dernières années.

Les risques potentiels étaient déjà clairs avant la décision prise par la Banque nationale suisse la semaine dernière. L'Autorité des marchés financiers, le régulateur financier en France, a rapporté l'année dernière que 85 % des clients de détail actifs dans les opérations de change avaient perdu de l'argent.

Même si elle a réduit ses niveaux de crédit il y a un mois, la banque danoise Saxo Bank a déclaré qu'elle pourrait être confrontée à des pertes significatives, mais gérables, de clients incapables de rembourser leurs dettes découlant d'opérations de change. Aujourd'hui, investisseurs et institutions regardent les marchés des changes avec beaucoup plus de circonspection qu'il y a à peine une semaine.