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Business

29 avril 2014

Géants pharma : échange d’actifs 

Au cours des deux dernières décennies, une série de fusions de plus en plus grandes a donné un avant-goût de ce que sera l'avenir de l'industrie pharmaceutique mondiale. Cependant, certains groupes pharmaceutiques cherchent aujourd’hui des façons plus intelligentes de raffiner, réformer et regrouper leurs activités - même si les 100 millions de dollars offerts par Pfizer pour le rachat d’AstraZeneca démontrent que l’époque des méga-transactions n’est pas tout à fait révolue.

Tandis que les gouvernements du monde entier essaient de diminuer les dépenses médicales, les entreprises pharmaceutiques veulent maximiser les revenus générés par leurs médicaments les plus rentables tout en se séparant des produits ou de divisions entières qui ne sont pas assez rentables sur le marché et ont peu de chance de le devenir.

Un échange d'actifs complexe annoncé le 22 avril, par les fabricants de médicaments Novartis et GlaxoSmithKline, inaugure une nouvelle ère des transactions pharmaceutiques. Rompant avec le passé, ces dernières ne visent désormais plus exclusivement la croissance à tout prix.

Ces deux groupes incarnent l'époque des mégafusions. Basée à Londres, GlaxoSmithKline a été créée en 2000 à la suite d'une série de fusions impliquant au moins cinq entreprises britanniques et américaines. L'année dernière, le groupe, qui emploie un peu moins de 100 000 employés, a réalisé un chiffre d'affaires de 26,5 milliards de livres sterling. Établie à Bâle, Novartis (58 milliards de dollars de ventes pour 135 000 employés) est, quant à elle, l'héritière de trois entreprises pharmaceutiques suisses : CIBA, Geigy et Sandoz.

Leur passé de fusions pose des défis similaires aux deux groupes. Chacun d'entre eux possède des divisions ne donnant pas satisfaction, mais leurs activités les plus efficaces doivent enclencher la vitesse supérieure pour pouvoir rester concurrentielles à l'échelle mondiale. Jadis, ces problèmes auraient débouché sur une nouvelle vague de fusions, mais c'est le positionnement sur le marché qui, plus que la taille, constitue aujourd’hui l'enjeu essentiel.

Ces nouveaux défis ont motivé un échange d'actifs innovants : Novartis s’apprête à acquérir la division de médicaments contre le cancer de GlaxoSmithKline, cette dernière rachetant, quant à elle, la division vaccins de Novartis. Troisième élément de l'équation, le géant américain Eli Lilly va absorber la division santé animale de Novartis.

Si la transaction va réduire le chiffre d'affaires des deux groupes, elle boostera surtout leur rentabilité globale : le chiffre d'affaires de GlaxoSmithKline devrait chuter de 6,5 %, mais sa marge opérationnelle pourrait augmenter de 2,5 points.

Andrew Witty, administrateur général de GlaxoSmithKline, assure que les fusions et acquisitions restent un outil précieux pour les entreprises lorsque les transactions leur permettent de renforcer leurs activités et d'obtenir un avantage concurrentiel à long terme.

Même s'ils sont éminemment complexes à mettre en œuvre, les échanges d'actifs peuvent renforcer toutes les parties impliquées dans la transaction. À long terme, permettre aux entreprises pharmaceutiques de se concentrer sur les domaines où elles sont les plus concurrentielles pourrait également bénéficier aux patients.