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Business

04 février 2016

Laisser le siège conducteur 

Les industries subissent de temps en temps un changement révolutionnaire qui n'arrive qu'une fois par génération. Au moment où les voitures sans conducteur deviennent réalité, l'industrie automobile semble être sur le point de vivre une révolution de ce type.

L'idée de la voiture sans conducteur ne date pas d'hier. Google teste ses voitures sans pilote sur la voie publique depuis cinq ans, tandis qu'Apple s'est lancé dans un projet automobile ultrasecret dont on présume qu'il englobera les technologies des véhicules autonomes. 

De plus, Washington soutient les innovateurs : Barack Obama a en effet promis 3,9 milliards de dollars d'aide financière et des règles standardisées dans l’ensemble du pays.

Dans ce domaine, le leader actuel est sans doute le pionnier des véhicules électriques, Tesla Motor, qui a installé dans son dernier modèle des logiciels permettant une fonctionnalité illimitée sans conducteur. Le système nécessite toujours que le conducteur maintienne une main au volant, mais il peut déjà se targuer d'avoir évité un certain nombre d'accidents. 

Elon Musk, CEO de Tesla, a d’ailleurs annoncé que son entreprise comptait produire la première véritable voiture sans conducteur d’ici 2018, délai auquel il faudra certainement ajouter une année au moins avant de voir ce modèle dans les showrooms du monde entier. D’autres constructeurs, dont Toyota, envisagent de lancer des modèles capables de rouler sans pilote sur autoroute d’ici 2020. 

Si des marques de luxe comme BMW et Mercedes-Benz s’intéressent également aux solutions sans conducteur, tous les constructeurs haut de gamme n’envisagent pas le futur de la même façon. Le CEO de Porsche, Oliver Blume, a déclaré récemment que sa société resterait ancrée dans la tradition, insistant de fait : « un iPhone est fait pour rester dans sa poche, pas sur la route ». 

L'industrie automobile évolue aussi autrement. L'arrivée d'Uber, même si elle est controversée, secoue dans un pays après l'autre le secteur des taxis, et bon nombre d'observateurs prédisent l'avènement d'un temps où les gens pourront louer un taxi (piloté ou non) à moindre coût ou recourir au covoiturage, ce qui permettrait à bon nombre de familles de se passer de voiture. 

La technologie du véhicule autonome pourrait également permettre au transport public d'évoluer de façon plus réactive aux besoins et moins susceptible de céder aux pressions de la demande. Une ère nouvelle et plus efficace s'annonce peut-être aussi pour les transports routiers, moins dépendants des chauffeurs de poids lourds internationaux privés de sommeil et jamais à l'abri d'une erreur humaine. 

Tous ces changements entraîneront des perturbations économiques et des pertes d’emplois, notamment dans le secteur des assurances, les services d’immatriculation de véhicules, et bien entendu, les écoles de conduite. Cela dit, les bénéfices pourraient également être une réduction de la consommation d'énergie, des émissions de carbone, ainsi qu’une plus grande mobilité pour les personnes qui ne pouvaient auparavant pas conduire.

Surtout, l’adoption générale des voitures autonomes devraient entraîner une diminution énorme des accidents de la route.

En effet, depuis la mise en place de la ceinture de sécurité et des air bags, personne n’a jusqu’alors trouvé une autre solution à la plus grande menace de la route : l’être humain qui se trouve derrière le volant, principale cause des accidents de la route, qui tue 1,2 millions de personnes chaque année.