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Business

18 mars 2014

Les biotechs ont la cote 

Depuis le début de l'année, les IPO (initial public offering, soit les premiers appels publics à l'épargne) dans le secteur de la biotechnologie européenne se sont multipliés à mesure que l'enthousiasme des investisseurs pour les entreprises du secteur de la biotechnologie s’étendait au-delà de l'Atlantique.

 Le 13 mars dernier, une émission d'actions à la bourse de Londres a rapporté à la compagnie britannique Circassia la modeste somme de 200 millions de livres sterling, constituant l’un des plus importants IPO dans le domaine de la biotechnologie dans l'histoire du Royaume-Uni. Circassia a séduit les investisseurs en mettant au point un médicament qui permet aux personnes allergiques aux chats de surmonter leur handicap plus rapidement et avec moins d'effets secondaires que d'autres traitements.

Cette année, quatre entreprises actives dans le secteur des soins de santé en Europe ont déjà récolté par ce moyen 575 millions de dollars, soit un résultat supérieur à celui réalisé par le secteur au cours de l'année 2013. Même s'il s'agit d'un signe encourageant pour le marché des introductions en bourse, la plupart des entreprises préfèrent faire confiance aux valeurs américaines, et plus particulièrement au Nasdaq, ce dernier offrant une masse de capitaux plus importante et ses investisseurs possédant des connaissances plus spécialisées du secteur.

À titre de comparaison, 18 IPO ont permis aux entreprises de biotechnologie américaines de récolter plus de 1 milliard de dollars rien qu'au mois de février. Le « Nasdaq Biotechnology Index » a gagné un peu plus de 60 %  au cours des 12 mois écoulés, soit trois fois les performances du S&P 500. Le Nasdaq en devient plus attrayant pour les sociétés européennes.

L’Europe peut néanmoins se targuer de considérables avantages dans le secteur, car elle abrite notamment bon nombre d'universités de pointe dans le domaine de la recherche biotechnologique, comme Oxford et Cambridge en Angleterre. Les investisseurs européens (et les entreprises dans lesquelles ils investissent) ont tendance à travailler à plus long terme, ce qui permet de créer des entreprises plus solides et plus endurantes.

Résoudre les énigmes de l'ADN pourrait révolutionner les soins de santé et s'avérer très payant pour les investisseurs. L’IPO de Circassia démontre, par ailleurs, que les investisseurs européens ne doivent pas nécessairement traverser l'océan pour trouver des opportunités séduisantes.