Cookies sur le site KBL

Afin d’améliorer notre site Internet, nous utilisons les cookies Google Analytics. Ces fragments de données placés sur votre navigateur nous montrent certaines de vos activités sur notre site (comme les pages que vous avez consultées, etc.) et nous permettent d"évaluer l"audience du site. Pour de plus amples informations, consultez notre Politique de protection des données du site Internet.

Business

12 février 2014

Les Espagnoles prennent le taureau par les cornes 

Alors que l'Espagne peine à s'extirper des décombres laissés par la crise, une tendance encourageante apparait. De plus en plus de femmes créent en effet leur entreprise aujourd'hui.

Le chômage reste endémique en Espagne. Malgré une stabilisation autour de 26 % au cours des troisième et quatrième trimestres de 2013, de nombreux économistes ne pronostiquent au mieux qu’une très faible baisse de la courbe du chômage cette année.

Pourtant, le directeur des écoles commerciales de l'Université ouverte de Catalogne vient de déceler une lueur d'espoir. La proportion d'entreprises appartenant à des femmes en Espagne frôle désormais les 40 %, alors qu'elle était inférieure à 20 % avant la crise.

Les avancées technologiques, allant des médias sociaux aux applications pour Smartphones, facilitent la communication entre les entreprises et les gens qui partagent leur philosophie dans le monde entier, et les Espagnoles ne se sont pas faites prier pour en tirer parti.  

Mais elles déclarent toujours ressentir une certaine résistance de la part de leurs amis et de leur famille, peu habitués à voir une femme propriétaire d'entreprise. D'autre part, elles sont également confrontées à une législation et une bureaucratie tatillonnes qui mettent des bâtons dans les roues des créateurs d'entreprise en Espagne.  

L'année dernière, le parlement espagnol a voté des lois visant à réduire les tracasseries administratives et à encourager fiscalement les jeunes entreprises. Il était grand temps pour un pays que la Banque Mondiale a pointé 142e sur 189 au classement des pays où la réglementation est la plus favorable à la création d'entreprises. Si les femmes entrepreneurs ne peuvent pas y changer grand chose, leur volonté d'aller de l'avant est porteuse d'espoir pour une économie à l’affût de la moindre bonne nouvelle.