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Business

20 septembre 2016

Les FinTech au Luxembourg 

Avec 150 entreprises du secteur de la technologie financière, universellement connues sous le nom de « FinTech », désormais basées au Luxembourg (dont 75 sont spécifiquement axées sur les services financiers), il n'est pas surprenant que ce secteur jeune et dynamique soit en pleine effervescence dans le pays.

À l'échelle mondiale, les investissements dans le secteur des FinTech, qui désigne généralement l'univers des start-ups technologiques qui perturbent le secteur des services financiers en utilisant de nouveaux logiciels, ont explosé ces dernières années, passant de 930 millions USD en 2008 à plus de 12 milliards USD début 2015.

Alors que de nombreux établissements financiers se méfiaient auparavant des sociétés du secteur des nouvelles technologies (et des technologies elles-mêmes), le vent a manifestement tourné ces 24 mois. On pourrait même parler de tsunami.

C'est le cas au Luxembourg où les pouvoirs publics soutiennent l'émergence des FinTech au moyen d'incitations fiscales.

Confirmant son ambition de consolider sa position dans le domaine du numérique, le Grand-Duché a également mis en place une stratégie intitulée « Digital Luxembourg » en 2014. Dans le cadre de ce programme, le gouvernement et un groupe d'investisseurs privés ont lancé le Digital Tech Fund, un fonds d’amorçage public-privé dont l’objectif principal est de réaliser des investissements de capital-risque dans des domaines prometteurs (FinTech, cybersécurité, Big Data, Digital Health, satellites et télécommunications et « Internet des objets »).

Avec un secteur des services financiers solide et bien établi associé à des infrastructures modernes et à un écosystème axé sur l’international qui offre un accès aux clients et aux actifs du monde entier, le Luxembourg présente des atouts uniques pour les start-ups.

Les principaux établissements financiers et les industries périphériques du pays s'immiscent désormais dans la partie afin de ne pas se laisser distancer à plus ou moins long terme par des acteurs de moindre envergure dans un marché de plus en plus concurrentiel.

Selon un rapport publié récemment par l’Association luxembourgeoise des fonds d'investissement (ALFI) et Deloitte Luxembourg, les données démographiques de la clientèle constituent l'un des principaux facteurs à l'origine de ce changement.

Le rapport constate que, d’ici à 2030, les générations X et Y représenteront la moitié du total des actifs sous gestion du pays.

Ces investisseurs apportent avec eux une nouvelle culture axée sur l’Internet, caractérisée par la mobilité, les réseaux sociaux et les sites comparatifs, tous ces facteurs contribuant à ce qu'une importance croissante soit accordée à la simplicité, la rapidité et la commodité dans les interactions avec les services financiers.

Dans un sondage parallèle réalisé par PwC, 86 % des Luxembourgeois interrogés ont convenu que la nécessité de s’adapter à l’évolution des attentes de la clientèle en proposant de nouvelles offres constituait l’impact le plus important des FinTech sur leur entreprise.

Les nouvelles attentes et préférences des clients se traduiront par une poussée considérable du conseil automatisé, une évolution des stratégies de marketing et un changement dans la façon dont les portefeuilles sont adaptés et personnalisés en fonction des situations individuelles.

Ces générations, dont les priorités diffèrent de celles de leurs aînés, continueront à remodeler le secteur des services financiers : PwC a également constaté que plus de la moitié des acteurs du secteur financier luxembourgeois estimaient ne pas disposer d'une stratégie FinTech pleinement alignée. Pourtant, 94 % des personnes interrogées déclarent qu’une partie de leur activité est exposée à un risque de perte au profit des sociétés FinTech autonomes.

Toutefois, le Luxembourg s'est adapté en devenant un pôle d’innovation FinTech. La présence d'établissements financiers, de centres de R&D, de pépinières de FinTech, d'une économie très diversifiée et spécialisée et d'entreprises technologiques a permis au pays de créer un environnement prometteur non seulement pour les sociétés FinTech, mais également pour les entreprises des secteurs périphériques.

En outre, les sociétés FinTech peuvent combler un vide en fournissant des services auxiliaires et des outils spécialisés aux grandes organisations et aux dépositaires luxembourgeois.

Parmi ses avantages, le Luxembourg peut servir de laboratoire grâce à son statut de centre financier mondial qui offre un accès facile aux principaux décideurs du secteur des services financiers et du secteur public.

En conclusion, le caractère défensif qui caractérisait autrefois l'attitude des banques au Luxembourg a laissé place à une compréhension de l’importance qu'il y a à associer ses ressources et ses atouts à ceux des sociétés FinTech.