Cookies sur le site KBL

Afin d’améliorer notre site Internet, nous utilisons les cookies Google Analytics. Ces fragments de données placés sur votre navigateur nous montrent certaines de vos activités sur notre site (comme les pages que vous avez consultées, etc.) et nous permettent d"évaluer l"audience du site. Pour de plus amples informations, consultez notre Politique de protection des données du site Internet.

Business

27 mai 2019

OBO: retour sur un outil dédié à l’entrepreneur et à l’entreprise 

À l’occasion du Sommet Patrimoine et Performance organisé à l’initiative de Leaders League le 27 juin dernier à Paris, Denis Martinato, Senior Wealth Planner chez KBL Luxembourg, a été amené à partager son opinion sur les opérations d’Owner Buy Out (« OBO »), notamment dans un contexte international. Voici ce que l’on peut retenir de son intervention.

L’OBO est une opération par laquelle un entrepreneur rachète sa propre entreprise par l’intermédiaire d’une holding crée et endettée pour les besoins de l’opération. La dette bancaire ayant servi au financement des titres de l’entreprise est remboursée grâce aux dividendes versés par l’entreprise. Au moment de la vente à la holding de reprise, c’est l’occasion pour l’entrepreneur de rendre immédiatement liquide son patrimoine professionnel tout en continuant à exploiter son entreprise.

Trop souvent analysée dans le seul intérêt de l’entrepreneur, il faut garder à l’esprit que c’est l’intérêt de l’entreprise qui doit être au centre de l’opération ; pour que l’opération d’OBO fonctionne, il faut une entreprise rentable et avec de bonnes perspectives de croissances. En effet, l’OBO doit être considéré comme un accélérateur de business, un élément apportant un nouveau dynamisme à l’entreprise avec un nouveau projet, un nouveau produit ou encore un nouveau marché à exploiter. Une fois ce nouveau projet mené à son terme, généralement dans un délai aligné sur la maturité de la dette senior (soit 5 à 7 ans), l’entrepreneur pourra alors envisager une sortie définitive avec un deuxième cash out.

L’OBO permet également à l’entrepreneur de conserver le contrôle de son entreprise car il est actionnaire de la holding de reprise mais ce nouveau dynamisme doit également être confirmé par un changement au niveau de l’actionnariat avec éventuellement la sortie d’un actionnaire minoritaire et l’entrée de nouveaux actionnaires au capital de la holding de reprise.

La sortie d’un actionnaire minoritaire peut être envisagée pour désintéresser un actionnaire et recentrer l’actionnariat sur l’entrepreneur, homme clé à la réussite de l’entreprise. L’entrée de nouveaux actionnaires sera souvent matérialisée par l’entrée d’un fonds d’investissement au capital de la holding de reprise et par l’entrée au capital des cadres qui pourront être intéressés financièrement à la réussite de l’entreprise avec un système de rémunération attractif.

Lorsque l’OBO présente un élément d’extranéité, le Luxembourg devient un allié incontournable à la réussite de l’opération : cet élément peut se situer au niveau de l’actionnariat avec par exemple une délocalisation de l’entrepreneur, ou encore au niveau de l’entreprise qui développe son activité à travers des filiales localisées dans d’autres pays. À ce titre, la constitution d’une Soparfi comme holding de reprise prend tout son sens compte tenu du régime mère-filles luxembourgeois. Enfin, la grande stabilité juridique, réglementaire et fiscale du Luxembourg permet à l’entrepreneur de gérer son patrimoine en toute sécurité et à l’entreprise d’avoir une vision à long terme.

Afin d’éviter toute déconvenue, nous aimerions insister sur le fait que cette opération doit être menée de concert avec l’entrepreneur et les différents experts juridiques et fiscaux qui doivent impérativement intervenir dans les discussions. Ils devront notamment tenir compte du « mini abus de droit » qui fait couler beaucoup d’encre en France et bien que nous n’ayons pas de recul sur cette mesure qui entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2020, nous ne saurions trop insister sur le fait que l’actionnariat de la holding de reprise ne pourra pas être intégralement identique à celui de l’entreprise avant l’opération d’OBO.

A toute fins utiles, nous rappelons que l’OBO peut porter sur un patrimoine immobilier et qu’il peut également se décliner en Family Buy Out dans le cadre d’une transmission familiale d’entreprise. L’OBO peut encore se combiner avec, par exemple, le régime du report d’imposition de l’article 150 OB Ter du Code Général des Impôts et le pacte Dutreil.

Les experts KBL se tiennent à votre disposition pour tout complément d’information.

https://www.kbl.lu/fr/contactez-nous/luxembourg/