Cookies sur le site KBL

Afin d’améliorer notre site Internet, nous utilisons les cookies Google Analytics. Ces fragments de données placés sur votre navigateur nous montrent certaines de vos activités sur notre site (comme les pages que vous avez consultées, etc.) et nous permettent d"évaluer l"audience du site. Pour de plus amples informations, consultez notre Politique de protection des données du site Internet.

Business

02 décembre 2013

Qui profite de l'accord avec l'Iran ? 

La tension entre l'Iran et les États-Unis à propos du programme nucléaire iranien est retombée d'un cran avec la signature d'un accord de six mois relâchant les sanctions économiques. Mais qui en sera le principal bénéficiaire ?

Probablement pas les consommateurs européens de carburant, l’achat de pétrole iranien par la plupart des pays n’étant pas encore prévu. Quant au commerce avec l'Iran, il sera toujours corseté par les sanctions strictes sur les opérations bancaires.

 En réalité, trois secteurs de l'industrie européenne en particulier pourraient tirer profit de l'accord.

Premièrement, les constructeurs automobiles français PSA Peugeot-Citroën et Renault pourraient récupérer des volumes de ventes substantiels bloqués du temps des sanctions, les restrictions sur le commerce des voitures étant partiellement levées.

Le commerce de l'or sera également facilité pour aider les Iraniens à se prémunir contre la baisse de la valeur de leur devise, le Rial.

La section de l'accord permettant à l'Iran d'exporter pour 1 milliard de dollars en produits pétrochimiques pourrait, quant à elle, faire chuter le prix des plastiques et autres produits à base d'hydrocarbures, soulageant les fabricants de tout le continent. Les restrictions sur les composants aéronautiques et les assurances des pétroliers ont également été relâchées.

La première conséquence de l'accord a été une baisse des prix à terme du brut, qui sera probablement temporaire puisque les quotas d'exportation de pétrole de l'Iran n'ont pas changé.

Il pourra cependant maintenir ses niveaux de fourniture actuels à ses partenaires existants que sont la Turquie, la Chine, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan, qui ont tous affirmé que de nouvelles sanctions sur le pétrole affecteraient leur économie.