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Business

30 septembre 2015

Redéfinir les termes du succès 

Lorsqu'il prend des décisions, le secteur des placements tient souvent compte des critères de l’impact environnemental et de la responsabilité sociale. Cette tendance s'accélère désormais depuis la naissance de « B [pour Benefit] Corporation », une initiative basée aux États-Unis permettant aux entreprises de proclamer leur adhésion aux valeurs sociales et éthiques.

Les « B Corps », comme on les appelle, veulent prendre en considération les intérêts de toutes les parties prenantes, et pas seulement des actionnaires, tout en utilisant l'énergie, les ressources et l'influence des entreprises pour résoudre les problèmes sociaux et environnementaux. Le mouvement, officiellement lancé aux États-Unis en 2008 et en Europe au mois d'avril, regroupe désormais plus de 1 400 entreprises dans 42 pays, y compris en France, en Allemagne, aux Pays-Bas, en Espagne, en Suisse et au Royaume-Uni.

B Corporation cherche à convaincre les entreprises d'adhérer volontairement à des standards plus élevés en matière de transparence, de responsabilité et de performances. Il existe désormais des lois qui permettent aux « B Corps » de s’établir officiellement dans 30 Etats américains. De plus, le mouvement attire des recrues de choix, telle que la plate-forme de financement participatif Kickstarter.

Les entreprises qui franchissent le pas doivent réécrire leurs statuts afin de donner aux objectifs environnementaux et sociaux la même priorité qu'aux performances financières. Un grand nombre d'adhérents américains connus font déjà état d'un pedigree socialement responsable, comme le producteur de crème glacée Ben & Jerry’s ou le groupe de prêt-à-porter de loisirs Patagonia.

Le concept n'a, pour le moment, pas encore séduit de groupes d'entreprises plus importantes, ou celles dont il exigerait un changement profond des pratiques commerciales, comme les compagnies énergétiques. Certains observateurs sceptiques affirment que la philosophie est vague et l'adhésion aux standards du mouvement difficile à mesurer.

Néanmoins, les « B Corps » assurent tirer des avantages du système lorsqu'elles embauchent et fidélisent les talents, en particulier les jeunes. Elles attendent également avec impatience le moment où les gouvernements pourront adjuger des contrats publics en se basant autant sur des critères sociaux et éthiques que financiers. Et comme le scandale des émissions de Volkswagen l'a démontré, les manquements perçus des entreprises en matière d'éthique peuvent aussi avoir des répercussions graves sur les bourses.