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Culture

21 janvier 2016

Avant et après 

Depuis 1985, chaque année, le titre de « capitale de la culture » est attribué à une ville européenne. Le but de cette manifestation est, selon la Commission européenne, de mettre en valeur la diversité de la richesse culturelle en Europe et les liens qui unissent les citoyens Européens.

Pour les villes désignées, il s’agit de promouvoir leur patrimoine et leur dynamisme culturel à travers un programme annuel de manifestations et avec l’assurance d’une couverture médiatique inégalable grâce au label « européen ».

En 2016, deux villes se partageront la couronne : San Sebastian en Espagne et Wroclaw en Pologne. Toutes les villes qui ont précédé Saint-Sébastien, cité balnéaire basque et Wroclaw, la Venise de Pologne, au rang de capitale européenne de la culture, ont incontestablement remarqué, sur le court et moyen terme, un avant et un après.

Une étude commanditée par le Parlement européen en 2013 en vue d'examiner l'impact des précédentes désignations a trouvé des résultats partagés. Elle fait notamment état d'une augmentation considérable du tourisme immédiatement et à moyen terme, susceptible d'avoir à son tour un impact significatif sur l'économie de la ville retenue.

Le rapport indique aussi que les retombées ont été importantes en particulier pour les villes qui ne jouissaient pas précédemment d’une étiquette de destination culturelle, comme ce fut le cas de Glasgow en 1990, Liverpool en 2008 ou Linz en 2009.

En 2007, par exemple, Luxembourg a enregistré une augmentation de près de 10 % des nuitées lors de son année comme capitale culturelle, pendant laquelle près de 4 millions de personnes ont visité les 3 000 manifestations culturelles mises en place. En plus de mettre en exergue le potentiel créatif et artistique de la ville, la manifestation a amélioré la visibilité de Luxembourg auprès des touristes en général et a permis d’offrir une image plus moderne auprès des jeunes.

Toutefois, sur le long terme, les retombées les plus importantes pourraient bien être plus sociales qu'économiques. La plupart des villes lauréates s’accordent à dire qu’elles ont pu développer leur profil international, mettre en place une programmation culturelle et renforcer leur image de marque, ainsi que leur fierté. Mais toutes n’ont su prolonger l’élan suscité par l’année de la culture pour continuer de se développer et lancer des projets.

L’étude indique également que le développement de contacts et les attentes de coopération entre les villes partageant le titre ne sont que rarement réalisés et ne constituent pas une motivation suffisante pour pousser une ville à déposer sa candidature.

Si les capitales européennes de la culture ont permis à un grand nombre visiteurs de profiter des richesses et du patrimoine des plus belles villes du Vieux Continent, il n’est pas certain que les bénéfices à long terme justifient les moyens,  allant de la somme dérisoire de 1,4 million d’euros dépensés par Tallinn, Estonie aux 194 millions d’euros investis l’année suivante par Istanbul.