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Culture

24 juillet 2015

Lecture d'été 

Pendant les vacances, sur le sable du monde entier, une des activités les plus prisées est la lecture. Malgré les prévisions alarmistes annonçant la mort du livre papier, plus de 80 % des lectures de plage seront lues à l’ancienne, une proportion en augmentation par rapport à l’année dernière, alors que les ventes mondiales de livres numériques semblent plafonner.

En 2014, les États-Unis, qui possèdent l’un des marchés de l’édition technologiquement les plus avancés,  et où 30 % de la population possède une liseuse, ont enregistré une chute de 6 % des ventes de livres électroniques, selon le sondeur Nielsen. À la même période, les ventes de livres, surtout en format poche, augmentaient d’environ 2 %.

On constate des tendances similaires au Royaume-Uni et au Canada, où les ventes de livres numériques s’ensablent depuis un an à 18 - 20 % de part de marché.

Si les pays ayant un faible taux de pénétration du marché de « e-lecteurs » enregistrent actuellement une croissance stable des ventes de ebooks, il ne faut pas oublier que le niveau de départ est très bas.

Aux Pays-Bas, par exemple, les ventes de livres numériques ont augmenté de 25 % au deuxième trimestre de cette année, ne représentant toujours que 5,5 % des ventes de livres totales. La France, qui abrite près de 2 500 librairies, enregistre des ventes d’ebooks encore plus faibles, représentant quelque 3 % du marché, en hausse par rapport à 1,8 % en 2012.

Même les librairies tenant pignon sur rue ne semblent plus en voie de disparition : suite à un taux régulier de fermeture, le nombre de librairies indépendantes en Amérique a augmenté de 10 % entre 2009 et 2013 selon une étude de Deloitte.

La démographie joue un rôle important dans le fléchissement des ventes d’ebooks : contrairement aux autres technologies, les premiers acheteurs de livres électroniques n’étaient pas les plus jeunes. Des appareils comme le Kindle, qui permet à ses utilisateurs d’agrandir la police d’écriture, remportent beaucoup de succès auprès d’une génération qui est plus susceptible de porter des verres progressifs que des tatouages.

Certaines études suggèrent également que les lecteurs jeunes n’apprécient pas l’anonymat des livres numériques, leur reprochant l’absence de première de couverture comme sur un ouvrage imprimé.  Selon un récent sondage, aux  États-Unis, les 16-34 ans ont davantage tendance à acheter des livres qu’ils n’ouvriront jamais, et à les exhiber comme signes extérieurs d’intelligence.

C’est pourquoi, lorsqu’il s’agit de prédire l’avenir de cette industrie qui vaut 30 milliards de dollars, il pourrait être judicieux de juger un livre par sa couverture.