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Culture

24 septembre 2014

Nouveau soutien aux arts 

Le financement des beaux-arts est riche de plusieurs siècles de tradition, mais un groupe soucieux d'innovation basé au Royaume-Uni estime qu'il est grand temps de changer la donne.

Nesta, une association sans but lucratif implantée à Londres, exhorte les organisations artistiques à investir plus dans la recherche de nouvelles méthodes de financement de leurs programmes. Elle affirme qu'en dépit d'années d'instabilité économique, les modèles de financement n'ont plus guère évolué depuis le début des années 2000.

Et de prendre l'exemple d'Arts Council England, l'organisme-cadre qui tire 40 % de ses revenus des subventions de l'état, 50 % de la vente des billets et 10 % de la philanthropie et des donations, autant de sources de financement pourtant exposées aux caprices des hommes politiques et du climat économique, qui affectent à la fois les donations et l'affluence aux manifestations d'art.

Nesta pense que le financement des arts oublie de tirer parti d'une des pierres angulaires de l'innovation dans le secteur privé : la recherche et le développement. Dans un rapport récent, Nesta met aussi en exergue des « entreprises à vocation sociale » s'alliant avec le secteur privé pour se libérer du carcan d'une approche exclusivement basée sur le subventionnement, qui caractérise depuis longtemps le financement du secteur sans but lucratif.

Certaines innovations montrent déjà la voie à suivre. L'orchestre symphonique de Londres a ainsi conçu une app mobile qui a permis d'écouler 80 % des billets invendus à des prix sacrifiés auprès des étudiants universitaires, lesquels constituent la prochaine génération de mélomanes.

Pour que ce type d'initiative fonctionne, il faut déterminer un public cible, faire preuve d'une bonne dose d'innovation technique et assurer un suivi minutieux. Ces stratégies déployées par les entreprises privées pourraient bien rendre les perspectives du monde de la culture plus roses.