Culture

14 janvier 2014

Sauvegarde des trésors belges  

Trois sites en Belgique se sont vus attribuer une protection renforcée par un programme des Nations unies visant à préserver des exemples uniques de l'héritage culturel mondial.

L'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) a conféré à près d'un millier de sites du patrimoine mondial une valeur universelle exceptionnelle, dans l'espoir d'inciter les nations et les peuples à les protéger pour les générations futures.

En décembre dernier, le Comité pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de l'UNESCO a octroyé la « protection renforcée » à trois sites du patrimoine mondial en Belgique. Cette désignation est assortie des sanctions et autres pénalités pour les états qui manquent à leur obligation de protéger les trésors culturels en temps de guerre.

Si la Belgique actuelle semble bien éloignée de la menace d'un conflit, il ne faut pas oublier que des armées se battaient sur son territoire lors de la dernière phase de la Seconde Guerre mondiale il y a 70 ans à peine. Au cours du dernier millénaire, la Belgique a été convoitée par les puissances européennes en raison de différences religieuses, d'ambitions impériales ou de la prospérité d'une région enrichie par le commerce mondial.

Les minières néolithiques de silex de Spienne constituent le plus ancien de ces trois sites. Elles furent creusées il y a plus de 6 000 ans, à l'époque où les hommes abandonnaient progressivement la chasse et la cueillette pour développer les outils sophistiqués qui allaient permettre l'éclosion des toutes premières civilisations.

Le Musée Plantin-Moretus est une imprimerie et une maison d'édition anversoise datant de Renaissance, tandis que les quatre maisons conçues par l'architecte Victor Horta à Bruxelles célèbrent l'avènement de l'Art Nouveau, un des styles architecturaux modernistes les plus emblématiques du tournant du XXe siècle.