Cookies sur le site KBL

Afin d’améliorer notre site Internet, nous utilisons les cookies Google Analytics. Ces fragments de données placés sur votre navigateur nous montrent certaines de vos activités sur notre site (comme les pages que vous avez consultées, etc.) et nous permettent d"évaluer l"audience du site. Pour de plus amples informations, consultez notre Politique de protection des données du site Internet.

Entrepreneuriat

04 février 2014

Capital-risque sur circuit 

Il arrive que les sociétés de capital-risque doivent vraiment mettre les mains dans le cambouis. C'est assurément le cas de Genii Capital, le cabinet de gestion financière luxembourgeois dont le cofondateur, Gérard Lopez, vient de prendre la direction de Lotus F1 Team.

Basée au Royaume-Uni, Lotus est une des marques les plus prestigieuses de l'histoire du sport automobile. À la mi-janvier, son president, Eric Boullier, a été débauché par sa rivale McLaren. Habitué à mener à bien les opérations de sociétés de portefeuille, Lopez devra désormais aussi s'occuper de la mise au point des monoplaces Lotus.

Avec Mangrove Capital Partners, Lopez fut un des premiers à investir dans Skype avant de fonder Genii Capital avec Éric Lux en 2008. L'année suivante, ils prenaient le contrôle de l'écurie Renault, qui allait prendre le nom de Lotus en 2012.

Le grand cirque de la Formule 1 réunit les meilleurs pilotes du monde et les technologies les plus sophistiquées. Genii a habilement joué de sa position dans la discipline et de son expérience d'investisseur technologique pour attirer sponsors et partenaires. L'entreprise a notamment conclu un partenariat avec Jackie Stewart, confiant au triple champion du monde de F1 la mission de jeter des ponts entre les entreprises technologiques et la Formule 1.

Aujourd'hui, Gérard Lopez doit aider ses deux pilotes, le Vénézuélien Pastor Maldonado et le très prometteur Français Romain Grosjean, à prendre en mains la E22, dernière-née de Lotus dont le nez asymétrique a défrayé la chronique.

Ces deux dernières saisons, Lotus a peiné pour maintenir son budget à l'équilibre. L'arrivée de Maldonado et de son généreux sponsor, la compagnie pétrolière appartenant à l’État vénézuélien, devrait l'y aider. La nouvelle saison débute le 16 mars en Australie, et Lopez devra redoubler d'efforts pour combler le fossé qui le sépare encore de Red Bull Racing et de son pilote vedette, l'Allemand Sebastian Vettel qui vient de rafler quatre couronnes de champion du monde consécutives.  

Dans la victoire comme dans la défaite, Lopez est convaincu que les sociétés d'investissement peuvent trouver des synergies entre des secteurs d'activités qui n'ont à première vue aucun point commun. Ce n'est pas CVC Capital Partners, le fonds de capital-investissement qui détient les activités commerciales de la Formule 1 et possède également une branche d'activités au Luxembourg, qui le démentira.