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Entrepreneuriat

22 octobre 2014

Entre capital-risque et microfinance 

On pense généralement que la microfinance, qui consiste à octroyer des prêts de faible valeur à des indépendants et propriétaires de très petites entreprises pour leur permettre d'acquérir des actifs de production, sert avant tout à aider les agriculteurs des pays émergents d'Asie, d'Afrique et d'Amérique Latine. À l'opposé, les investisseurs en capital-risque semblent plutôt à l'affût du prochain Google, Facebook ou Skype dans la Silicon Valley ou en Europe.

À mi-chemin entre les deux, il y a Impact Finance, une société basée à Genève et qui propose des prêts de 560 000 dollars en moyenne aux petites entreprises, principalement dans les secteurs de l'agriculture et de l'agro-alimentaire.

D'après Benjamin Firmenich, un des trois associés de la société, le but de cette entreprise est de copier le succès des fonds de crédit en prêtant aux petites entreprises.

Le rôle d'Impact Finance va au delà du simple soutien financier dès lors que la société cherche à renforcer la capacité de production et à faciliter l'accès au marché des petits producteurs. Utilisant le Kharmax Impact Monitoring System, un outil développé en interne, les associés évaluent les projets à l'aune de critères comme les conditions de travail, le respect des droits de l'homme, l'impact environnemental et la bonne gouvernance.

On trouve au nombre de ses clients types Anka Food, fondée par un entrepreneur d'origine turque et qui exporte en Europe les noisettes de plus de 700 producteurs géorgiens, Boréal, un torréfacteur génevois achetant ses grains directement auprès de coopératives sud-américaines, indonésiennes et éthiopiennes, et Inagrofa, qui fait le commerce de quinoa en Bolivie et en Équateur.

Firmenich déclare que la philosophie de l'entreprise est de revenir aux origines de la fonction de banquier, qui consistait à fournir une assistance bien plus que financière aux entrepreneurs. Créée il y a trois ans, Impact Finance possède aujourd'hui 19 millions de dollars en actifs investis dans le fonds luxembourgeois à partir duquel elle distribue des prêts. Grâce à l'aide d'un nouvel investisseur financier cette année, elle ambitionne d'atteindre un volume de 35 millions de dollars en 2015.