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Entrepreneuriat

25 novembre 2013

Haute-technologie à Cambridge 

Comptant parmi les plus anciens établissements d'enseignement supérieur au monde, l'Université de Cambridge s'est redécouvert, apparemment aux dépens de Londres, une vocation de berceau des technologies de pointe pour le XXIe siècle.

Même si la part représentée par Cambridge et ses alentours dans l'ensemble des investissements en capital-risque au Royaume-Uni reste modeste, le financement par capital-risque dans la région est passé de 19 millions de livres en 2011 à 23 millions en 2012. Dans le même temps, les financements par capital-risque à Londres reculaient de 131 millions de livres en 2011 à 126 millions de livres en 2012.

Même si ces chiffres restent faibles à l'échelle globale (à titre de comparaison, Fenwick & West estime que les entreprises de capital-risque de la Silicon Valley ont investi 29,7 milliards de dollars – soit 18,4 milliards de livres – en 2012), les spécialistes du high-tech suivent cette évolution avec attention.

Il s'avère que les détenteurs de capital-risque sont de plus en plus intéressés par les innovations technologiques, qui sont un des chevaux de bataille de Cambridge depuis plusieurs décennies, tandis que leur engouement pour les projets liés au e-commerce et aux médias sociaux – qui avaient attiré des capitaux dans le hub technique londonien de Shoreditch ces dernières années – a fléchi.

Cambridge a toujours été un important centre technologique au Royaume-Uni. Le concepteur de puces ARM Holdings, numéro un du secteur de la technologie au Royaume-Uni grâce à une capitalisation boursière de 13,9 milliards de livres, y possède d'ailleurs son siège.

S'il est clair que les détenteurs de capital-risque seront toujours attirés par les technologies orientées vers le consommateur comme les jeux, sites web et applications pour iPad, certains vont au final jeter leur dévolu sur des entreprises s'employant à résoudre des énigmes technologiques complexes, comme celles qui sont établies autour de Cambridge.

Les observateurs du secteur de la technologie à Londres ont pris bonne note de la tendance : ils redoublent actuellement d'efforts pour obtenir une liaison ferroviaire expresse entre le "Silicon Roundabout" de Shoreditch et Cambridge. Le talent suit l'argent.