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Entrepreneuriat

20 mai 2015

La fin du crowdfunding ? 

Le « crowdfunding », ou financement communautaire, semble s'être définitivement imposé comme une source de capital de départ et de croissance pour les start-ups, allant des éditeurs en ligne aux fabricants d'équipements de torréfaction du café, en passant par les créateurs de jeux informatiques. Certains craignent toutefois que l'application zélée des règles en matière de TVA ne vienne porter un sérieux coup d'arrêt au développement de cette forme alternative de financement.

De nombreuses entreprises ayant bénéficié du crowdfunding offrent à leurs premiers bailleurs de fonds une récompense dont la valeur est parfois négligeable, parfois plus substantielle. Sur la plate-forme de crowdfunding Kickstarter, Ikawa, la jeune entreprise de torréfacteurs de café basée à Londres, offre ainsi à ses supporteurs des tickets pour des ateliers de dégustation de café. D'autres incitants vont du T-shirt au billet d'opéra ou au sac à main.

La Commission européenne vient cependant de proposer au Comité de la taxe sur la valeur ajoutée de prélever un taux de TVA de 20 % ou plus sur ces cadeaux. Si la proposition est adoptée, la charge administrative, que représenteraient la collecte, la déclaration et l'acquittement de cette taxe, inciterait sans doute de nombreuses petites entreprises à renoncer à offrir ces récompenses, ce qui les rendrait évidemment moins séduisantes pour les investisseurs.

Dans le même temps, les arguments en faveur d'investissement dans certains projets de financement communautaire font l'objet d'un examen plus minutieux que par le passé. Une nouvelle entreprise appelée All Street (elle-même bénéficiaire du crowdfunding) prétend être le premier analyste spécialisé du secteur et permet aux investisseurs d'accéder à des recherches indépendantes sur des transactions, offrant des analyses pas toujours flatteuses.

Tout cela souligne que, même si le crowdfunding constitue une nouvelle option bienvenue pour de nombreux investisseurs et petites entreprises, la formule n'est pas encore arrivée à maturité. Les investisseurs, attirés jusque-là par les cadeaux et autres incitants, pourraient se montrer moins enclins à financer ces start-ups en l’absence de contreparties. Autant dire que de plus en plus de projets de crowdfunding doivent compter sur leurs propres mérites pour s’imposer, surtout si les règles en matière de TVA rendent les petites récompenses non rentables.