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Entrepreneuriat

18 novembre 2013

Le trésor minéral vierge du Groenland 

La fonte des glaces polaires révèle aujourd’hui un trésor potentiel dans le nord glacé du Groenland : des gisements de terres rares, essentielles à la fabrication de téléphones mobiles, de lasers et de centaines d'autres produits de tous les jours.

La Chine détenait jusqu’alors le monopole des terres rares, qui côtoient souvent les grands gisements d'uranium. Avec le recul de la calotte de glace au Groenland, l'extraction de quantités substantielles d'uranium et de terres rares apparaît de plus en plus réalisable. En réalité, cette exploitation des ressources apparaît à la fois comme une opportunité et un danger.

Une nouvelle source permettrait en effet de faire chuter le prix des terres rares et de rendre les produits qui les utilisent plus rentables ou moins chers. L'uranium et les terres rares restent néanmoins étroitement entremêlés, au point qu’ils doivent généralement être extraits ensemble. À défaut d'extrêmes précautions, l'extraction d'uranium radioactif pourrait provoquer une catastrophe environnementale.

Autonome depuis 2009, le Groenland reste aujourd’hui sous protectorat danois, qui assure sa défense, subventionne son gouvernement et exerce une influence substantielle sur son économie. 

Les retombées économiques potentielles de l'exploitation de ces deux types de minerais ont incité

le parlement groenlandais à abroger en octobre la législation interdisant l'exploitation de l'uranium, levant ainsi une des barrières au développement de ses ressources naturelles.

La rigueur du climat et l'absence de perspectives économiques rendent la vie difficile pour les quelque 56 000 habitants du Groenland. En dépit d'inquiétudes largement répandues quant aux dangers de l'extraction de l'uranium, les terres rares pourraient représenter le salut pour des communautés qui luttent pour leur survie.

L'exploitation minière du plateau de Kuannersuit, près de la pointe méridionale du Groenland, pourrait permettre de produire jusqu'à 40 000 tonnes par an et apporter emplois et investissements dans la ville voisine de Narsaq, dont la population a baissé de près de 10 % au cours des cinq dernières années. S’il parvient à mettre au point une méthode d'exploitation « verte », le Groenland pourrait produire jusqu'à un quart de l'offre mondiale de terres rares.