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Entrepreneuriat

03 décembre 2014

Stratégie espagnole 

Émergeant de la crise bancaire et du marasme économique dans lequel elle est plongée depuis plusieurs années, l'Espagne accueille à bras ouverts les étrangers venus créer des entreprises dans un pays avec un besoin urgent de nouveaux emplois, en particulier pour les jeunes.

L'année dernière, le parlement espagnol a ratifié un arsenal législatif visant à stimuler l'innovation et les investissements. La « Ley de Emprendedores » permet aux entrepreneurs étrangers d'obtenir un visa de deux ans renouvelable à condition d'avoir un business plan en bonne et due forme, une assurance santé et les moyens de subsister en attendant le décollage de leurs affaires.

Stacia Carr est une des bénéficiaires de cette mesure. Ancienne de Silicon Valley, elle s'est installée à Madrid en début d'année pour y créer avec Iñigo Amoribieta, l'ancien CEO de la filiale espagnole de Groupon, une entreprise de vidéo en ligne permettant aux instructeurs de fitness de donner des cours à distance.

Mme Carr déclare que, par rapport à des pôles plus réputés pour la création d'entreprises comme Londres et Berlin, Madrid et Barcelone sont nettement moins chères, en particulier en termes de savoir-faire technique, mais n'en offrent pas moins les infrastructures de pépinière d'entreprises nécessaires et l'effet de grappe d'une communauté de start-ups.

La « Ley de Emprendedores » prévoit cinq catégories de visa : pour ceux qui investissent au moins 500 000 euros dans l'immobilier, pour les entrepreneurs qui prévoient de créer des entreprises, pour les professionnels compétents, pour les chercheurs, pour les scientifiques et les professeurs, et pour les employés et stagiaires.

Pour l'instant, quelques 3 800 investisseurs étrangers, entrepreneurs ou fournisseurs de compétences recherchées et les membres de leur famille ont profité de la mesure, ce qui représente le gage d'un total de 265 millions d'euros investis en projets d'entreprises.

Bouleversant les préjugés classiques sur la lenteur de la bureaucratie espagnole, les visas sont octroyés dans les dix jours ouvrables et les permis de séjour en moins de vingt jours. De leur côté, les entreprises jugent le message ainsi délivré encore plus important : il signifie à la fois que l'Espagne se libéralise et qu'elle internationalise son économie.