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Entrepreneuriat

18 novembre 2015

Terminator de l’emploi 

Les conséquences de la délocalisation du travail au niveau mondial pourraient bientôt faire pâle figure face au bouleversement entraîné par les robots de dernière génération, animés d’intelligence artificielle.

Les changements radicaux dans la composition de la masse salariale mondiale n’ont toutefois rien de nouveau. L’agriculture, par exemple, qui représentait 40 % du nombre total d’emplois américains en 1900, en représente aujourd’hui moins de 2 %.

Au tournant du 20ème siècle, quand l’agriculture régnait encore en maître, le mot « robot » n’existait même pas. L’industrie de la robotique n’est apparue que dans les années 60, lorsque les premiers robots programmables et activés numériquement ont été utilisés au sein d’une usine General Motors dans le New Jersey.

L’année dernière, les ventes annuelles de robots ont atteint près de 11 milliards de dollars. Le marché de la robotique pèse aujourd’hui près de 32 milliards de dollars et pourrait atteindre 80 milliards d’ici 2020.

De quelle manière l’essor de la robotique impactera le marché du travail ces prochaines années ?

Les experts sont très partagés sur la question.

Certains soutiennent que les robots sont simplement les derniers d’une longue lignée de bouleversements technologiques, qui améliorent la productivité, créent des nouveaux secteurs d’activité et, finalement, participent à la création de métiers plus qualifiés.

D’autres se montrent plus pessimistes. De nombreuses études expliquent qu’une telle automatisation des tâches pourrait faire disparaitre des catégories entières de métiers, et avoir de terribles conséquences sur le marché du travail, allant jusqu’à remplacer 47 % de la main d’œuvre américaine.

Selon des travaux tout juste publiés par Bank of America Merrill Lynch, 45 % de tous les emplois manufacturiers au monde seront remplacés par des robots d’ici 2020.

La Chine est actuellement le principal acheteur de robots avec un quart de tous les robots vendus en 2014. Cependant, son parc est encore à la traîne par rapport à des pays développés comme le Japon ou l'Allemagne. En effet, les plus grands utilisateurs de robots aujourd'hui sont les constructeurs automobiles.

Au Japon, le secteur automobile utilise plus de 150 robots pour chaque millier d’employés. Toyota vient même d'annoncer l'investissement d'un milliard de dollars dans une entreprise de la Silicon Valley effectuant de la recherche sur l'intelligence artificielle et la robotique. Chez Tesla, le constructeur de voitures électriques, les robots sont tellement importants qu'on leur a donné des noms.

Mais la technologie de l'automatisation devrait également avoir un impact très important sur les professions à col blanc et le secteur des services. Les robo-analystes sont désormais en mesure d'analyser d'énormes quantités de données et de fournir des conseils financiers, tandis que les avocats peuvent remplacer leur personnel par des ordinateurs lors de la phase exploratoire de leurs dossiers.

Au Japon, on teste actuellement un service de taxi-robot. Dans le même pays, la chaine de restaurants Kura utilise à présent des robots pour préparer des sushis au sein de ses 260 établissements,  où les commandes sont prises par écrans tactiles, servies sur tapis roulant et payées par ordinateur.

À San Francisco, la startup Momentum Machines a prévu d’automatiser complètement la production de burgers gastronomiques, tandis que McDonald a lancé récemment des écrans tactiles et systèmes de paiement totalement automatisés.  

Il reste difficile de prévoir à long terme les conséquences d’une telle automatisation.

À l’avenir, dans certains domaines, l’emploi humain sera certainement de plus en plus remplacé par la robotique. Toutefois, cela pourrait engendrer de nouvelles opportunités qui n’ont pas encore été imaginées.