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Entrepreneuriat

06 janvier 2014

Une culture française du risque ? 

La France peut-elle adopter la culture de la start-up ? Telle était la question posée par le président François Hollande l'automne dernier dans le cadre d'une concertation visant à étudier des pistes pour encourager l’esprit d’entreprise, et réunissant décideurs industriels et technologiques.

Confrontée à un taux de chômage élevé, une économie morose et une population vieillissante, la France doit aujourd’hui relever des défis fondamentaux. Ses grandes entreprises sont des innovateurs technologiques globaux, mais ne peuvent pas résoudre à elles seules les problèmes du pays.

Les gains rendus possibles par les entreprises high tech, en termes de richesse et de productivité, pourraient donner un coup de fouet à l'économie, mais le gouvernement doit d'abord faire perdre à la France sa réputation de frein à l’entrepreneuriat.

Les réglementations, la fiscalité et une certaine suspicion vis-à-vis des entreprises sont souvent considérées comme responsables du manque de start-ups. Les salariés bénéficient de généreuses allocations de vacances, d'une semaine de travail courte et d'une sécurité de l'emploi élevée. À l'opposé, les start-ups sont synonymes de longues heures de travail et de prise de risques.

Il existe pourtant de nombreuses start-ups françaises, qui mettent au point des applications pour Smartphone ou qui aident les consommateurs à acheter des bijoux en ligne. En octobre, la conférence Blend, organisée à Lyon, réunissait entrepreneurs du web, investisseurs, recruteurs et développeurs pour partager des idées et inspirer leurs efforts mutuels. Paris pourrait devenir un hub d'entreprises technologiques si les ingénieurs hautement qualifiés restaient en France au lieu de mettre le cap sur Berlin, Londres ou la Silicon Valley.

Encourager cette tendance est la mission de Fleur Pellerin, la ministre déléguée à l'innovation et à l'économie numérique de Hollande. Elle est d'ailleurs celle qui a persuadé le président de venir déjeuner avec les entrepreneurs technologiques. Mais cela ne suffira pas.
 
Incitants fiscaux, réduction de la paperasserie et assouplissement des règles de délivrance de visas pour inciter les étrangers à établir des entreprises sont des recettes qui ont fonctionné ailleurs. Pourquoi n'en serait-il pas de même dans l'Hexagone ?