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Immobilier

10 juin 2015

Espagne : fin de crise ? 

Le marché de l'immobilier espagnol est devenu le symbole des pires excès d'avant-crise en Europe. En 2005, l'endettement immobilier représentait 105 % des revenus disponibles, soit deux fois plus que 10 ans plus tôt. La récession survenue a été terrible et longue, mais la Banque d'Espagne déclare à présent avec confiance que la crise immobilière que traversait le pays est finalement terminée.

L'économiste José Luis Malo de Molina a déclaré qu'en principe, « l’ajustement » dans le secteur du logement est terminé et que le marché a déjà touché le fond. 

Cett nouvelle serait la bienvenue, notamment parce qu'elle symbolise la fin d'une période de crise prolongée en Europe occidentale, mais cela ne semble pas aussi évident. D'un côté, l'Institut national espagnol de la statistique affiche des informations encourageantes venant du marché hypothécaire.

En février 2015 par exemple, il y a eu 36,2 % de prêts immobiliers en plus qu'un an plus tôt dans les Baléares. Le secteur de la location résidentielle espagnol semble également relever la tête, car les loyers ont augmenté en moyenne de 0,2 % en avril.

Cependant, les prix de vente continuent de chuter selon le groupe d'expertise immobilière Tinsa. Malgré des poches de résistance comme les Baléares, le marché de l'immobilier dans son ensemble a enregistré fin mai une baisse de 3,6 % depuis 12 mois. Même si la baisse a ralenti, la perspective d'une reprise reste à l'heure actuelle illusoire.

Tinsa explique que la chute des prix reste la plus marquée dans les grandes villes, tandis que les régions côtières et en particulier les zones touristiques se maintiennent mieux. Cette tendance semble indiquer que le marché est soutenu par les acheteurs étrangers (qui profitent de la faiblesse de l'euro) plutôt qu'un retour de la confiance chez les acheteurs espagnols.

Le marché de l'immobilier espagnol continue d'incarner la situation économique globale de la zone euro : si la reprise se manifeste ça et là, l'espoir d'une reprise générale semble encore loin.