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Immobilier

10 février 2015

Pénurie de logements 

Confrontée à une pénurie de logements et à une flambée des prix à peine égratignée par un récent ralentissement économique, la Ville de Luxembourg vient d'autoriser la construction résidentielle sur deux grandes étendues de terrain.

Le Ban de Gasperich, un projet de développement au sud de la capitale, va bientôt accueillir la Commission européenne, PricewaterhouseCoopers et Deloitte dans des complexes assez grands pour loger leur personnel. Dans le même temps, quelque 1 000 appartements de luxe vont y être construits dans un cadre associant travail et vie privée.

À l'ouest de la ville, le prospère quartier Belair va, quant à lui, accueillir au total 100 nouvelles maisons et 1 050 appartements construits en deux projets différents.

L'administration communale a entériné des modifications de son plan de développement urbain qui limitait précédemment les projets immobiliers pour protéger la ceinture verte entourant la ville.

Ces nouveaux projets vont entraîner un agrandissement significatif du parc immobilier dans une ville qui compte à peine plus de 100 000 habitants. Ils sont le résultat de la pression exercée par une main-d'œuvre en constante augmentation. Aujourd'hui, 165 000 frontaliers font chaque jour l'aller-retour entre Luxembourg et la Belgique, la France et l'Allemagne voisines.

Le nombre de non-Luxembourgeois vivant à l'intérieur même des limites de la ville est aussi important, puisque 31 % de sa population seulement détient un passeport luxembourgeois, dont un nombre croissant de citoyens ayant la double nationalité.

Selon l'Office national de la statistique, le prix moyen des maisons existantes au Grand-Duché a augmenté de 7 % au cours des 12 mois écoulés. Fin septembre, il était de 547 000 euros. Dans et autour de la capitale, il atteint même à 762 400 euros, et beaucoup de personnes ne travaillant pas dans des secteurs où les salaires sont élevés ont enterré leur rêve d’accéder à la propriété.

Même la construction de plus de 2 000 nouvelles unités résidentielles ces prochaines années ne devrait pas entraîner de baisse significative des prix. Elle pourrait tout au plus ralentir – temporairement – leur flambée.