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Immobilier

19 février 2016

Le monde est petit 

Ces dernières années, la prospérité chinoise a dans une certaine mesure soutenu l'immobilier européen, en particulier dans les principaux centres commerciaux comme Londres ou Berlin. Aujourd'hui cependant, on peut se demander si cette demande va perdurer à présent que la croissance économique de la Chine continue d'accuser le coup.

Le dernier rapport immobilier européen publié par Knight Frank semble indiquer que le retrait des marchés immobiliers européens des fonds en provenance d'Asie et du Moyen-Orient pourrait affecter la valeur des bureaux et des magasins à Londres, Paris ou Francfort, où les prix élevés inquiètent déjà les investisseurs. 

Le groupe prévoit que le volume de ventes immobilières commerciales devrait rester quasiment inchangé en 2016 après trois années d'une croissance à plus de 20 %, stimulée par la politique monétaire expansionniste de la Banque centrale européenne. 

Mais d'autres facteurs pourraient entrer en ligne de compte, comme des considérations liées aux devises. Certains signes semblent indiquer que les grands fonds de placement chinois transfèrent actuellement des avoirs du marché domestique pour les redéployer sur différents marchés européens comme Berlin et Francfort.

Pour les marchés immobiliers européens, la nature même des secteurs qui subissent un ralentissement économique en Chine pourrait se révéler plus importante qu'une baisse de la croissance à 5%, voire 3%. 

Les fluctuations des marchés des devises, la puissance du secteur chinois des services émergents et les préférences des investisseurs domestiques sont autant de facteurs qui pourraient jouer un rôle dans la façon dont la relation évolue. 

Chez CBRE, un autre groupe immobilier de premier plan, on pense que certains secteurs du marché immobilier européen pourraient devenir un refuge face aux turbulences des marchés globaux. CBRE pronostique que le volume d'investissements chinois cette année à Londres pourrait dépasser le cap des 3 milliards de livres sterling enregistrés en 2015, encouragé par la faiblesse récente de la livre.

Selon Neil Blake, directeur de la recherche pour la région EMEA : « La récente volatilité des marchés, entraînée par des inquiétudes au sujet de la Chine, des autres marchés émergents et du pétrole, a préoccupé tous les esprits dernièrement. Il existe toutefois de bonnes raisons de penser que le marché européen surperformera les autres classes d’actifs en 2016 ».

Et d’ajouter : « Les taux d’intérêt très bas alliés à la faiblesse de l’euro rendent l’immobilier européen relativement attrayant, malgré les baisses récentes des rendements dans certains marchés».