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Immobilier

01 octobre 2014

Londres aussi chère que Monaco 

Aujourd'hui, les résidences londoniennes les plus exclusives sont presque aussi chères que les monégasques, et les observateurs se demandent à juste titre si les prix de l'immobilier haut de gamme se sont emballés.

Alors que la majeure partie de l'Europe peine à se relever de la crise économique qui l'a frappée ces dernières années, le marché de l'immobilier de luxe à Londres est en plein boom. À tel point qu'un appartement situé dans le très chic quartier de Knightsbridge vaut en moyenne 3,27 millions de livres sterling, se rapprochant ainsi des 3,43 millions de livres sterling qu'un acheteur fortuné doit débourser pour faire l'acquisition d'un appartement à Fontvieille, le quartier le plus cher de Monaco.

Londres ne dispose pourtant pas de plages baignées de soleil et les revenus y sont imposés. Ce qui donne à penser que les prix de l'immobilier flambent en dépit des principes de base de l'économie.

Selon Christie’s International Real Estate, une filiale de la célèbre société de vente aux enchères, 10 des plus gros marchés de l'immobilier au monde (Côte d’Azur, Hong Kong, Londres, Los Angeles, Miami, New York, Paris, San Francisco, Sydney et Toronto) ont enregistré 41 700 ventes de propriétés valant plus d'un million de dollars l'année dernière, soit 19 % de plus que les 35 000 transactions réalisées en 2012.

Les prix de l'immobilier haut de gamme ont augmenté de près de 30 % au cours des deux dernières années à Londres, et les quartiers moins luxueux suivent de près. Le problème est devenu politique et, dans l'opposition, le parti travailliste a proposé un « impôt manoir »             supplémentaire sur les résidences valant plus de 2 millions de livres sterling.

D'autres voix critiques affirment que le boom, alimenté par les oligarques russes exilés et autres milliardaires, rend la ville trop chère pour le Londonien moyen. Selon le cabinet immobilier Savills, la capitale anglaise est désormais la ville où habiter et travailler coûte le plus cher, détrônant ainsi Hong Kong à ce classement.   

Trois quarts des entreprises interrogées par le groupe de pression London First affirment que la rareté et le coût des biens immobiliers constituent désormais un risque majeur pour la croissance économique de la ville. La pénurie de logements constitue un facteur essentiel - la population croît de 100 000 personnes chaque année, mais le nombre de logements construit représente moins de la moitié de ce qui serait nécessaire pour loger tous ces nouveaux venus.

L'explosion de la dernière bulle immobilière au Royaume-Uni avait pratiquement signé l'arrêt de mort de bon nombre des plus grosses banques du pays, et les économistes craignent que l'histoire ne soit sur le point de se répéter. Entre-temps, les bouchons de champagne continuent de sauter et la fête se poursuit.