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Immobilier

21 avril 2015

Nouvelle bulle immobilière ? 

Certains analystes craignent que la longue période de taux d'intérêt extrêmement faibles que nous traversons actuellement provoque une augmentation des prix de l'immobilier dans le monde.

Cette situation a pour effet de torpiller les rendements locatifs et fait courir le risque d'un éclatement soudain de la bulle. D’autres évaluations dressent cependant un tableau plus nuancé.

Parmi les alarmistes, le groupe de recherche MSCI met en garde contre l'émergence d'une bulle immobilière à l'échelle globale. Le groupe argumente que les taux d'intérêt planchers entraînent une tarification de l'immobilier « de plus en plus agressive » et que les niveaux actuels pourraient devenir intenables.

MSCI concède cependant qu'il reste encore beaucoup de marge de croissance dans certaines économies en crise, notamment plusieurs régions de la zone euro. Les centres globaux, Londres et New York en tête, affichent la croissance la plus soutenue, mais on note aussi des signes de reprise des marchés européens à présent que l'assouplissement quantitatif commence à produire ses effets.

L'indice des prix de l'immobilier de l'Economist, qui suit 26 marchés dans le monde entier, pense également que la crainte d'une bulle pourrait être exagérée, et estime qu'en dépit de l'existence de poche de surévaluation, le phénomène n'est pas global.

L'indice montre que l'immobilier est surévalué de plus de 25 % sur sept marchés, notamment l'Australie, le Royaume-Uni et le Canada, et que les prix sont en hausse sur 19 marchés. Ces derniers sont néanmoins en diminution dans une grande partie de la périphérie de la zone euro, de même qu'en Chine, où le boom de la construction touche à sa fin.

Le problème, lorsqu’il est tenté de déterminer si les marchés de l'immobilier sont surévalués ou non, est que le prix actuel est simplement une réaction rationnelle à des taux d'intérêt extrêmement bas. Les politiques monétaires débridées continuent de fausser le prix des actifs, surtout sur les marchés des obligations, mais l'immobilier constitue une autre cible logique pour des investisseurs en quête de rendement. La situation ne devrait pas changer tant que les politiques monétaires ne seront pas resserrées.