Cookies sur le site KBL

Afin d’améliorer notre site Internet, nous utilisons les cookies Google Analytics. Ces fragments de données placés sur votre navigateur nous montrent certaines de vos activités sur notre site (comme les pages que vous avez consultées, etc.) et nous permettent d"évaluer l"audience du site. Pour de plus amples informations, consultez notre Politique de protection des données du site Internet.

Immobilier

25 novembre 2013

Roubles dans l'immobilier 

De plus en plus de ressortissants fortunés des anciennes républiques soviétiques et autres pays de l'est de l'Europe sont à l'affût de propriétés de luxe à New York, affirme Gennady Perepada, consultant international en immobilier.

Hormis l'eau courante chaude et froide, ils recherchent aussi des services de conciergerie et de prise en charge, allant de l'accès aux boîtes de nuit exclusives et à des séances d'achat privées dans les boutiques de luxe à l'offre de services médicaux tels que prothèses de hanche, chirurgie esthétique, voire accouchements dans de « bonnes » maternités.

Les avocats et agents immobiliers estiment que les Européens de l'est ont dépensé plus de 1 milliard de dollars en biens immobiliers résidentiels aux États-Unis au cours des quatre années écoulées. Selon le gouvernement russe, pas moins de 5 % des capitaux ayant fui le pays (qui représentaient la somme astronomique de 84 milliards de dollars rien que l'année dernière) ont trouvé la même destination.

Un trust lié à Ekaterina Rybolovlev, 22 ans et fille d'un magnat russe ayant fait fortune dans les engrais, a récemment établi un nouveau record dans le segment des appartements en rachetant à Sandy Weill, l'ancien président de Citigroup, un penthouse situé à Central Park West, équipé de quatre chambres pour 88 millions de dollars.

Avec leurs immeubles « tous services compris » bénéficiant d'un service de conciergerie sur appel, les quartiers avec vue sur Central Park comptent parmi les destinations les plus prisées des acheteurs russes. Monsieur Perepada, qui assure que ses clients sont des « millionnaires normaux » plutôt que des oligarques prodigieusement riches, indique qu'ils ne recherchent plus les adresses sur Park avenue ou la Cinquième avenue à l'instar des précédentes générations de ploutocrates.

Pourquoi la localisation d'un bien immobilier semble-t-elle avoir moins d'importance pour cette nouvelle classe d'acheteurs ?  En partie parce que ces immeubles en copropriété exigent de leurs acheteurs potentiels plus de transparence financière que les Russes ne sont disposés à en divulguer.

Les Européens de l'est sont également attirés par les opportunités d'investissement dans des bâtiments neufs ou en cours de construction. C'est ce qui incite certains promoteurs immobiliers new-yorkais à faire le déplacement jusqu'à Moscou pour vanter leurs produits.