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Immobilier

17 juin 2014

Trop fort, trop vite ? 

Le marché de l'immobilier semble rebondir dans de nombreuses régions d'Europe, et plus d'un observateur se demande si les prix n'ont pas augmenté trop fort et trop vite.

Le Fonds monétaire international vient de déclarer que les prix des résidences avaient augmenté pendant sept trimestres d'affilée à l'échelle mondiale, notant que le rapport prix/revenus au quatrième trimestre de l'année écoulée était sensiblement plus élevé que sa moyenne historique en Belgique, en France, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Cette situation pourrait indiquer qu'une nouvelle bulle immobilière est en train de se former, quelques années à peine après l'effondrement des prix dû à la crise financière. Les autorités de régulation britanniques ont déjà annoncé des mesures pour tempérer l'inflation des prix du logement au Royaume-Uni, où les prix du marché résidentiel londonien explosent et atteignent plus du double de la moyenne nationale.

La flambée des prix en Grande-Bretagne provoque beaucoup d'anxiété dans le bas de l'échelle économique, où les taux d'intérêt extrêmement bas ont entraîné une poussée des achats d'accession à la propriété. Mais les prix ont également augmenté du côté des résidences de luxe, qui commencent à se négocier à partir de presque 8 millions de livres sterling.

Découragés par les prix londoniens, les acheteurs de résidences de luxe pourraient contribuer à donner un nouveau souffle aux marchés haut de gamme de Madrid, Barcelone, Rome et en particulier Dublin, où les prix ont augmenté de plus de 24 % au cours de l'année écoulée.

À Monaco, qui compte parmi les endroits les plus chers au monde, les prix des habitations de luxe ont plongé pendant la crise et semblent aujourd’hui se situer environ 20 % sous leur pic précédent, laissant ainsi énormément de marge de croissance en raison de l'offre restreinte et de la demande soutenue.

Vu le rôle important joué par l'immobilier résidentiel dans la crise financière, il va de soi qu’une certaine nervosité à propos de la flambée des prix des habitations est de mise. Mais les consommateurs, les prêteurs et les autorités de régulation pourront-ils faire en sorte que l'histoire ne se répète pas ?