Cookies sur le site KBL

Afin d’améliorer notre site Internet, nous utilisons les cookies Google Analytics. Ces fragments de données placés sur votre navigateur nous montrent certaines de vos activités sur notre site (comme les pages que vous avez consultées, etc.) et nous permettent d"évaluer l"audience du site. Pour de plus amples informations, consultez notre Politique de protection des données du site Internet.

Lifestyle

07 janvier 2016

À la rencontre des Y 

Partout dans le monde, les membres de la génération du millénaire, dont les plus vieux ont fêté leurs 35 ans l’année dernière, partagent les mêmes aspirations. Ils veulent passer du temps avec leur famille, tout en s’épanouissant et en apprenant de nouvelles choses. Ils placent le capital humain avant le capital financier et ne considèrent pas la fortune comme une mesure de succès.

Selon une récente étude de Deloitte qui portait sur un échantillon de 7 800 millennials dans 29 pays, cette génération, contrairement à leurs employeurs, accorde beaucoup moins d’importance à son salaire et à ses objectifs financiers à court terme que la précédente.

À la question, quels facteurs font d’un groupe un leader, les Y ont mis en avant la façon dont est traité le personnel et la responsabilité sociale. C’est sans surprise que cette étude nous confirme que les millennials  attendent des entreprises qu’elles génèrent plus d’emplois que de profits. 

L’antimatérialisme, bien évidemment, est un trait commun de cette jeunesse.  Étant donné que les millennials se marient assez tard – en moyenne à 28 ans aux États-Unis – ils peuvent profiter d’une meilleure souplesse financière que les baby-boomers, qui étaient souvent déjà mariés et parents de plusieurs enfants au même âge.

Toute première génération à atteindre l’âge adulte en plein changement climatique, les Y font preuve d’une grande méfiance envers les grandes entreprises, à l’exception des groupes technologiques comme Apple, Google et Amazon, qui sont les trois groupes les plus admirés par cette génération.  

De même, cette génération place sur un même piédestal Nelson Mandela, le Pape François et Elon Musk, le fondateur de Tesla et SpaceX, selon une enquête du World Economic Forum.

Si Musk est admiré pour son attention au développement durable, la majorité des millennials ne partage toutefois pas son optimisme démesuré en l’avenir.

Marqués par la crise financière de 2008 et la turbulence de l’économie mondiale, moins de 40 % des jeunes américains pensent que la prochaine génération aura une meilleure position financière, selon une étude de Pew Research.

Les perspectives sont encore plus sombres en Europe, où seuls 38 % des jeunes anglais, 37 % des jeunes allemands et 15 % des jeunes français pensent que les enfants se porteront mieux que leurs parents sur le plan financier.

Les entreprises qui cherchent à se connecter avec ce segment de la population doivent réfléchir sérieusement aux valeurs de cette cible friande de technologie, humaniste et pessimiste. Comme le chantait MC Solaar à la naissance des bébés millenials, « Les temps changent ».