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Lifestyle

07 septembre 2017

Bonne fortune 

Qui n’a jamais tendu l’oreille à l’annonce de son signe astrologique à la radio ou espéré qu’une boule de cristal puisse répondre à ses interrogations ?

S’il existe un secteur à l’épreuve des crises financières, c’est bien celui de la voyance. En période d’incertitude économique, beaucoup de gens se tournent, à tort ou à raison, vers la divination pour trouver des réponses et se rassurer. Alors en période de récession, les Italiens ont par exemple dépensé plus de 5,5 milliards d’euros par an en voyance et astrologie. En France, ce marché a atteint 3 milliards d’euros en 2015.

Selon une étude de Pew Research, un américain sur sept a déjà consulté un voyant. En France, une personne sur quatre suit régulièrement les prévisions de son signe astrologique et on compte 15 millions de consultations chaque année chez l’un des 100 000 voyants exerçants dans ce pays. Partout dans le monde, la dynamique de ce marché confère aux écrivains-astrologues, numérologues, cartomanciers et autres voyants des recettes très juteuses.

Publié il y a 80 ans, le premier horoscope de presse a depuis engendré une manne financière. Pour Jonathan Cainer, feu roi du business de l’astrologie au Royaume Uni,  « l’horoscope fait vendre la presse écrite, comme les mots croisés ou les sudoku, c’est un aimant à lecteurs ». Preuve supplémentaire de l’intérêt pour les prédictions divinatoires : quand les magazines féminins publient leurs numéros « spécial astro », leurs ventes bondissent en général de près de 10 %.

Ces dernières années, comme tout autre secteur, la voyance n’a pas échappé à l’évolution technologique. Désormais, si l’astrologie fonctionne toujours autant en radio ou dans la presse écrite, c’est dans le virtuel que le marché de l’occulte prospère, avec des prédictions par webcams, audiotel, SMS ou encore application pour smartphones.

La stratégie suivie par RTL, site d’information en France, est emblématique : avec une application iPhone dédiée, plus de 550 000 visites par mois sur les pages astrologie du site internet, soit 5 à 10% de son audience totale, et 11 000 heures d’audiotel par an (service téléphonique payant), RTL n’a rien laissé au hasard. Leader des sites de voyance en France, Cosmospace enregistre quant à lui un chiffre d’affaires annuel de 15 millions d’euros. Le groupe Vivendi s’est également lancé dans la course grâce au site Wengo, numéro un des « conseils experts par téléphone ».

Malheureusement pour les personnes qui basent leur stratégie d’investissement sur les cartes de tarot, il y a peu de chance que les marchés suivent le mouvement des astres.

En 2001, l’Association britannique pour la promotion des sciences a mené une expérience en invitant un astrologue financier, un professionnel de l’investissement et un enfant de quatre ans à placer 5 000 livres en Bourse. Résultat ? C’est l’astrologue qui a perdu le plus d’argent.

Malgré tout, le secteur de la voyance, porté par la crise, l’essor d’internet et des nouvelles technologies, a un bel avenir devant lui.