07 janvier 2015
Le rapport indique que le secteur du luxe se porte mieux que jamais en dépit des difficultés que le Vieux Continent éprouve pour sortir de la crise financière. Pendant cette période de quatre ans, les ventes de produits de luxe de tout poil ont progressé de 28 % à 547 milliards d'euros, et leur part dans le PIB européen est passée de 3 % à 4 %.
L'organisation professionnelle qui a commandité le rapport, le European Cultural and Creative Industries Alliance, ne s'inquiète pas du tassement des ventes de produits de luxe enregistré ces derniers mois en Asie, et en particulier en Chine.
Michael Ward, président de l'organisation et CEO du grand magasin de luxe Harrods, explique que, depuis une campagne de répression de la corruption, les clients chinois dépensent moins en cadeaux d'affaires onéreux. Il n'en reste pas moins que le secteur continue de s'appuyer sur de solides bases.
Entre-temps, un autre rapport du cabinet de recherche et de conseils en matière de vente au détail Conlumino affirme que le Royaume-Uni se prépare à dépasser l'Italie et la France, et à devenir le premier marché du luxe européen d'ici 2018, sa part dans les ventes européennes passant de 15,8 % à 19,6 %.
Alors que les deux pays de tête sont actuellement en butte à des difficultés économiques, la Grande-Bretagne bénéficie pleinement de l'attrait de Londres tant auprès des touristes nantis qui viennent y faire leurs achats qu'auprès d'une population croissante de résidents fortunés originaires des quatre coins du globe.