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Lifestyle

03 juin 2015

Le sauveur chinois 

Le rôle que le consommateur chinois joue dans le secteur du luxe européen est aujourd’hui largement oublié. En cause, une chute de la demande dans ce secteur en Chine, causée par une faiblesse économique relative et de nouvelles règles pour lutter contre la corruption. Toutefois, un appétit pour le luxe retrouvé pourrait venir à la rescousse de nos entreprises de luxe.

Le facteur décisif reste néanmoins la faiblesse de l'euro. La différence de prix des sacs à main, montres et bijoux de luxe entre l'Europe et la Chine n'avait jamais été aussi importante en trois ans. Un sac à main Speedy 30 de Louis Vuitton est désormais plus de 60 % plus cher en Chine qu'en Europe, soit une augmentation de près de 50% par rapport à il y a un an.

Cela attire évidemment en Europe les consommateurs en quête de bonnes affaires. Selon la société de remboursement de la TVA, Global Blue, les dépenses réalisées par les touristes chinois en Europe étaient 122 % plus élevées en mars que l'année dernière, dont 52 % en février.

Ce phénomène n'est toutefois pas sans danger pour les fabricants de produits de luxe, qui courent le risque de perdre le contrôle de leurs marques en tentant d'harmoniser les prix sur différents marchés. Certains, comme l'horloger Patek Philippe, essayent d'uniformiser dans une certaine mesure leurs tarifs en réduisant les prix en Asie.

À ce jour, le grand perdant est Hong Kong, où bon nombre de groupes de biens de luxe ont beaucoup investi, même si une baisse des prix pourrait avoir un impact positif.

Reste qu'au niveau mondial, tout ne va pas pour le mieux pour les marques de luxe. Selon Global Blue, les dépenses russes ont chuté de 39 % en mars. Bien que la baisse ait ralenti depuis janvier, le coup de pouce donné par les consommateurs russes au secteur semble désormais appartenir au passé.