18 novembre 2013
Hôteliers et entrepreneurs se sont associés aux propriétaires de spa, artisans et créateurs afin de mettre à profit la générosité de certains de leurs clients pour aider les Cambodgiens dans le besoin.
Parfois appelé « tourisme volontaire », ce mariage entre voyage et philanthropie s’est développé sous différentes formes au Cambodge, en particulier dans la ville de Siem Reap située à proximité d'Angkor.
Les clients d’un hôtel peuvent ainsi aider une troupe de théâtre locale dont les membres ont été victimes de mines dé
ployées lors des guerres qui ont récemment déchiré le pays. Les hôtels fournissent souvent aux touristes des informations détaillées sur les communautés ayant besoin d'aide.
Le propriétaire d'un hôtel-boutique local, le Shinta Mani Club, a mis en place un système de formation des populations locales aux métiers de l'hôtellerie. Cette initiative a permis la création d'une fondation qui octroie des micro-prêts, et d'un hôpital mobile en partie financé par les dépenses des clients.
L'exploitant d'un spa local a, quant à lui, enseigné l'art du massage à des aveugles de la région, dont les talents valent désormais ceux de professionnels expérimentés.
Le tourisme volontaire suscite beaucoup d’intérêt et son potentiel est considérable. Les touristes peuvent contribuer à préserver la faune sauvage en Afrique, se joindre à des missions de recherche dans la forêt amazonienne, et ainsi contribuer à protéger certaines ressources parmi les plus précieuses de la planète.
Tandis que de nombreux vacanciers cherchent uniquement à se reposer, d'autres parviennent à combiner leur soif de voyages avec l’opportunité d'améliorer le quotidien des communautés ou de protéger l'environnement.