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Macro-économie

09 décembre 2013

Deux notations de la dette 

Confrontés à une faible croissance économique, les Pays-Bas ont récemment vu leur note de la dette souveraine dégradée d'un cran. En Espagne, par contre, la reprise graduelle après une profonde crise a été saluée par les agences de notation, qui ont amélioré leur évaluation de la dette publique.

 

Aux Pays-Bas, la perte du AAA symbolise le problème d'endettement personnel auquel le pays est confronté. En effet, environ 16 % des propriétaires néerlandais, aujourd’hui, doivent à leurs créanciers une somme supérieure à la valeur de leur maison. Quant aux mesures d'austérité décrétées par le gouvernement, elles ont agi comme un frein à la consommation.

Néanmoins, les défis auxquels est confrontée l'Espagne sont beaucoup plus profonds.  Le taux de chômage est supérieur à 25 %, et le gouvernement doit payer des intérêts très élevés pour attirer des investisseurs souhaitant racheter sa dette souveraine. Cela dit, l'amélioration récente des perspectives pour les obligations souveraines espagnoles indique que la quatrième économie européenne revient de loin depuis 2012, quand bon nombre d'observateurs craignaient la cessation de paiement.

L’agence de notation Standard & Poor (S&P) a rétrogradé les obligations souveraines néerlandaises à la notation AA+, soit juste sous le triple A, la note la plus convoitée par les émetteurs d'obligations et que désormais seuls l'Allemagne, la Finlande et le Luxembourg possèdent encore dans la zone euro. Quant aux obligations espagnoles, S&P a relevé ses perspectives : de « négatives », elles sont désormais « stables », même si la notation de l’Espagne reste basse à BB-.

Au plus fort de la crise de la dette européenne, les notations des obligations avaient entraîné de fortes variations des prix sur les marchés financiers. Les récentes évolutions ont cependant suscité peu de réactions sur les marchés des obligations, laissant penser que les investisseurs nourrissent moins d'inquiétude pour les perspectives de la dette souveraine.

Si l'augmentation des exportations soulage les économies espagnole et néerlandaise, la reprise des dépenses domestiques devrait constituer un important défi dans les deux pays, estime-t-on chez S&P. Plusieurs années pourraient s'écouler avant que le premier de ces deux pays ait retrouvé un niveau de richesse comparable à 2008.