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Macro-économie

25 novembre 2013

L'énigme de l'Euro fort 

À mesure que l'Eurozone sort de la crise financière, les exportateurs commencent à espérer des jours meilleurs. Leurs espoirs pourraient cependant être déçus par un Euro perpétuellement fort, en dépit d'épisodes de baisse prononcée face au dollar U.S. après les chocs de la dette souveraine de ces deux dernières années

Au fond du gouffre, l'Euro a depuis remonté la pente grâce à la position des marchés de devises, reconnaissant que la Réserve fédérale américaine dispose d'une bien plus grande souplesse pour faire baisser la valeur du dollar afin d'améliorer les perspectives des entreprises américaines à l'exportation. 

Il est facilement oublié qu'à l'apogée de la crise de la dette qui a frappé la Grèce, l'Espagne, le Portugal et d'autres membres de l'Eurozone, la confiance en la monnaie unique avait été sérieusement ébranlée, et que de nombreux analystes pronostiquaient son effondrement complet. 

Mario Draghi, président de la Banque Centrale Européenne, a déclaré en juillet 2012 que la BCE ferait « tout ce qui est nécessaire » pour préserver l'Euro. Si cette déclaration d'intention audacieuse a restauré la confiance, elle n'a a été qu'une des trois puissantes forces qui ont maintenu la valeur de l'Euro à un niveau élevé.

La seconde est l'attitude de la Réserve fédérale américaine, qui refuse de dire clairement quand elle pourrait commencer à contrôler sa politique d'assouplissement quantitatif, qui dévalue essentiellement la monnaie de réserve mondiale par rapport à toutes ses concurrentes, Euro compris.

La troisième force est la puissance sous-jacente, souvent sous-estimée, des infrastructures économiques de l'Eurozone. Au-delà de tous les défis démographiques et fiscaux qu'elle doit relever, l'Europe possède une base manufacturière solide, d'excellentes universités, des industries technologiques innovantes et une main-d'œuvre bien formée. 

Finalement, l'Euro fort est un vote de confiance en l'économie et en la gouvernance de l'Eurozone, bien que cela ne fasse pas l'affaire des exportateurs.