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Macro-économie

04 novembre 2014

La Fed arrête la planche à billets 

La Réserve fédérale des États-Unis a mis un point final à la réduction de son programme d'assouplissement quantitatif, dans le cadre duquel elle a injecté des dizaines de milliards de dollars dans l'économie en achetant des obligations. Il sera néanmoins nécessaire d’attendre encore près d'un an en Amérique, et plus dans d'autres parties du monde, pour voir les taux d'intérêt augmenter.

Au cours de l'année 2014, la banque centrale américaine a progressivement réduit son programme d'achat d'obligations de 85 milliards de dollars mensuels à l'origine à zéro, par tranches de 10 milliards de dollars. La banque centrale justifie cette décision par l'embellie continue que connaît le marché de l'emploi américain. En l'espace de deux ans, le taux de chômage est en effet passé de 8,1 % à 5,9 %.

Depuis 2008, la Fed a lancé trois programmes d’injection de liquidités dans l'économie américaine en achetant des actifs pour une somme totale avoisinant 4 mille milliards de dollars. Cependant, les contraintes pesant sur l'activité économique sont telles que ces initiatives n'ont pas entraîné de flambée de l'inflation.

Même si l'économie américaine affiche aujourd'hui une nette reprise, de gros nuages noirs planent encore, en particulier sur l'Europe où la croissance a été victime d'une rechute ces derniers mois. La Réserve fédérale, elle-même, déclare que l'augmentation des taux d'intérêt, qui sont quasiment nuls depuis presque six années, n'est pas une priorité. Pour le moment, la Fed préfère continuer à réinvestir le produit des obligations dans son portefeuille à mesure que ces dernières arrivent à maturité.

Quand bien même l'inflation, qui était de 1,4% sur les douze mois écoulés à la fin septembre, reste inférieure à l'objectif de 2 % prévu par la Fed, les analystes estiment que les taux d'intérêt américains pourraient commencer à relever la tête au cours des douze mois à venir.

Il faudra pour cela éviter le déraillement de la reprise économique. En Europe et au Japon, les achats d'actifs ont toujours le vent en poupe, puisque la priorité des banques centrales est de faire face au spectre de la déflation.