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Macro-économie

18 juin 2015

Là-haut 

Après avoir craint pendant des mois que l'effondrement des prix de l'énergie n’entraîne le Vieux Continent dans une spirale déflationniste, les décideurs de l'Europe entière respirent depuis la publication de chiffres suggérant un léger retour de l'inflation.

Eurostat, le bureau des statistiques de l'Union européenne, affirme que les prix à la consommation dans les 19 pays utilisant l'euro ont augmenté de 0,2 % en mai grâce à la hausse des denrées alimentaires, du tabac et des services. Dans le même temps, la baisse des prix pétroliers semble s'être arrêtée (pour le moment du moins), même si les prix des carburants ont continué à reculer.

On a également assisté à une augmentation de 0,1 % de ce qu'Eurostat appelle « l'inflation sous-jacente », dont sont exclus les prix des aliments non transformés, de l'énergie, de l'alcool et du tabac, autant de produits extrêmement volatils d'un mois à l'autre.

Le même scénario se reproduit en Grande-Bretagne, soit hors de la zone euro, où l'indice des prix à la consommation a pris 1 % le mois dernier. Il avait baissé d'autant en avril, signant le premier accès de déflation connu par le Royaume-Uni en plus d'un demi-siècle.

Si elle est de retour, l'inflation n'en reste pas moins timide. Fin mai, les prix dans la zone euro avaient augmenté d'à peine 0,3 % au cours des 12 mois écoulés. Les banques centrales de beaucoup de pays maintiennent des taux d'intérêt proches de zéro, et certaines facturent même le dépôt de fonds aux banques commerciales.

C'est le risque de déflation en Europe qui a incité la Banque centrale européenne à lancer en mars un vaste programme d'obligations gouvernementales afin d'injecter de l'argent dans l'économie de la zone euro.

Le retour de l'inflation est certes bienvenu, mais il est peu vraisemblable que la Banque centrale crie victoire et commence à réduire son programme d'achat d'obligations avant d'avoir enregistré une avancée plus substantielle vers son objectif de 1,5 % d'augmentation des prix en 2016.