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Macro-économie

18 février 2015

Le dilemme grec 

Selon la Commission européenne, la Grèce pourrait connaître l'année prochaine la croissance la plus rapide de tous les pays de l'UE, pour autant qu'elle se tienne au programme d'aide qui fait actuellement l'objet de discussions houleuses entre le gouvernement grec et ses partenaires européens. Si les négociations capotent, la Grèce pourrait par contre se retrouver en cessation de paiement le mois prochain et être contrainte de quitter la zone euro.

La Commission explique que la Grèce, après six années de récession, a renoué avec la croissance au deuxième trimestre de 2014, et que son économie a gagné 1 % sur l'année. Les experts européens prédisent que le PIB du pays devrait croître de 2,5 % cette année et de 3,6 % en 2016 et que les investissements devraient augmenter en 2015.

Ce pronostic est toutefois lié à l'engagement par le nouveau gouvernement de poursuivre les réformes structurelles convenues dans le cadre du plan de sauvetage. Mais de son côté, le gouvernement formé par Syriza argumente que la poursuite de l'austérité ne fait qu'appauvrir le pays en l'empêchant de générer la croissance économique nécessaire pour rembourser ses créanciers.

Il souligne que l'économie est repartie à la baisse lors du dernier trimestre de l'année dernière, ce qui semble démontrer que la politique suivie actuellement va être incapable de générer une forte reprise dans un futur proche.

Depuis 2008, l'économie grecque a reculé de près d'un quart, et le fossé par rapport à d'autres pays de l'UE s'est creusé, en particulier en ce qui concerne le chômage. Le nombre de personnes sans emploi a triplé, passant à 26 %, et trois quarts de ces chômeurs cherchent du travail depuis plus d'un an.

Un tiers de la population est menacée par la pauvreté. La démographie grecque est en baisse, surtout en raison de l'émigration, ce qui entraîne une diminution du nombre de personnes en âge de travailler restant pour soutenir une proportion croissante de retraités.

Avec plusieurs politiciens d’autres pays de l’UE et des économistes réputés, le gouvernement grec soutient que le remboursement de la dette devrait être lié à la croissance économique. Certains de ses partenaires de l’UE sont sceptiques, mais un changement semble quoi qu’il en soit inévitable.