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Macro-économie

12 mars 2014

Le prix des obligations annoncerait-il la fin de la crise ? 

Les négociants en obligations annoncent aux marchés financiers que la dette de la crise souveraine en Europe est terminée.

Les rendements des obligations ont en effet plongé dans trois des pays les plus durement touchés par la crise de la dette dans la zone euro. Pendant la première semaine de mars, le rendement des obligations souveraines à 10 ans est tombé à son niveau le plus bas depuis 2006 pour l'Espagne, depuis 2005 pour l'Irlande et depuis avril 2010 pour la Grèce.

Le pronostic d'une croissance économique lente mais constante pour les prochains mois émis par la Banque Centrale Européenne semble avoir donné un coup de fouet aux perspectives des traders dans les pays périphériques de la zone euro.

Supérieur à 9,5 % en 2011, lorsque les marchés craignaient que la dette de la crise européenne ne sonne le glas de l'union monétaire européenne, le rendement moyen à l'échéance des obligations en Espagne, en Irlande, en Grèce, en Italie et au Portugal est aujourd’hui inférieur à 2,5%.

Les obligations de ces pays se négocient toujours à un cours supérieur à celui des obligations émises par l'Allemagne, mais l'écart se réduit. La semaine dernière, les obligations italiennes se négociaient environ 1,75 point plus haut que les allemandes. Pour les obligations espagnoles, l'écart était d'environ 1,7 % la semaine dernière, soit le plus faible en quatre ans.

Autre signe notable de ce regain de confiance : alors que l'intervention russe en Crimée déclenchait une vente en masse de titres sur les marchés émergents, les traders ne se sont pas débarrassés de leurs obligations des pays périphériques de la zone euro.

Peter Schaffrik, responsable de la stratégie des taux pour la zone euro à la Royal Bank of Canada de Londres, explique que le contexte économique dans la zone euro s'est nettement amélioré. Les efforts pour réformer entamés par des pays comme l'Espagne ont contribué à stabiliser leur économie, ce que les investisseurs n'ont pas manqué de noter.