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Macro-économie

23 septembre 2015

Marché américain du high yield  

Souvent appelées spéculatives, « junk » ou encore « high yield », ce type d’obligations offre des rendements élevés en contrepartie d’un niveau de risque des émetteurs supérieur à celui des autres produits obligataires.

Ce risque accru peut s’expliquer par différents facteurs : une position financière devenue délicate, une taille de bilan insuffisante, un secteur en difficulté ou encore un contexte économique défavorable. Dès lors, ces émetteurs semblent avoir une capacité plus limitée à faire face au remboursement de leur dette et se voient attribuer une notation moins bonne que celle d’autres obligations d’entreprises.

Le marché « high yield » est un marché très américain. Avec un volume de 1 400 milliards de dollars et plus de 2 300 émissions, ce marché représente 30 % du marché total des obligations d’entreprise libellées en dollars et plus de 70 % de l’ensemble du marché mondial « high yield ».

Très diversifiée, cette classe d’actifs touche une multitude de secteurs et connaît une exposition particulièrement important à l’industrie énergétique. C’est pourquoi la performance du marché du haut rendement a été dernièrement très affectée par la chute du prix des matières premières - notamment celle du prix du pétrole.

Si 2014 s’est terminée sur une certaine réticence à l’égard de cette classe d’actifs – la performance de l’indice BofA Merrill Lynch US High Yield Index a atteint 2,5 % alors que les bons du Trésor américains (« Treasuries ») de 1 à 10 ans ont délivré 2,90 % sur la même période – la perception a cependant changé ces derniers mois.

Pourquoi la situation pourrait-elle s’améliorer à l’avenir ? D’un point de vue fondamental, l’économie américaine et le marché de l’emploi continuent de progresser. Cela pourrait pousser la Fed à relever ses taux directeurs avant fin 2015 si les prévisions d’inflation deviennent meilleures.

Une hausse de taux aurait un impact défavorable sur les obligations à revenu fixe, mais le spread qu’offrent les obligations à haut rendement constitue une protection importante contre cet impact négatif. En effet, durant les quatre périodes de cycle de hausse de taux observées depuis 1988, le marché  « high-yield » a surperformé le marché des obligations de meilleure qualité ou les « Treasuries » trois fois sur quatre.

De plus, grâce au niveau de taux anémique et à l’appétit des investisseurs, de nombreux émetteurs ont pu améliorer leur profil d’endettement et en profiter pour se refinancer massivement – leur ratio d’endettement atteignant même des niveaux records depuis 25 ans.

Les entreprises concernées disposent également d’un niveau de liquidité élevé. Cette amélioration des bilans des entreprises et les interventions répétées des banques centrales devraient maintenir les taux de défaut à des niveaux relativement bas, même si ceux du secteur énergétique sont attendus en hausse.

L’univers des obligations « high yield » libellées en dollar US semble ainsi très intéressante dans une gestion de portefeuille diversifié. Toutefois, le risque sous-jacent demande une attention particulière, une gestion minutieuse et un suivi continu.

Disclaimer : Le contenu de cet article et les points de vue énoncés sont ceux de l’auteur à la date d’écriture de ce document et sont susceptibles d’être modifiés. Cet article est d’ordre général et ne constitue en aucun cas un conseil juridique, comptable, fiscal ou en investissement.