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Macro-économie

14 janvier 2015

Perspectives monétaires pour la BCE 

La perspective de voir la Banque centrale européenne mettre en œuvre ses plans longtemps discutés d'achats d'obligations pour stimuler l'économie du continent s'est encore rapprochée depuis le passage de l’inflation dans le négatif pour la zone euro, en décembre.

Le mois dernier, les prix à la consommation dans les 18 pays qui ont adopté l'euro (la Lituanie est devenue le 19e le 1er  janvier) étaient de 0,2 % inférieurs à l'année précédente. Même si le principal facteur entrant en ligne de compte est la chute des prix du pétrole, la tendance pourrait également souligner le manque de dépenses par les ménages et d'investissements par les entreprises. Sans tenir compte des prix de l'énergie et des denrées alimentaires, l'inflation dans la zone euro aurait légèrement augmenté de 0,8 % en décembre.

Mais les économistes soulignent les dangers d'une Europe prise dans une spirale déflationniste dont il est toujours difficile de s'échapper. Le Japon a connu un phénomène similaire dans les années 90 et sa croissance économique ne n'en est pas encore tout à fait remise.

À moins que les décideurs ne trouvent un moyen de revenir à la croissance, de nombreux pays européens, y compris la Grèce et l'Espagne frappées de plein fouet par la crise, mais aussi des économies majeures comme la France et l'Italie, ne seront guère en mesure de réduire leurs niveaux historiquement élevés de chômage, qui dépriment à leur tour la demande.

Les analystes sont désormais convaincus que la BCE va finalement annoncer qu'elle est disposée à acheter des obligations d'Etat de la zone euro, à l'instar de ce qu'ont déjà fait ces dernières années les banques centrales américaine, britannique ou autres pour donner un coup de fouet à leur économie.

Mais ce projet se heurte aussi à une certaine opposition, en particulier en Allemagne, où l’on conserve un souvenir angoissé de l'hyperinflation des années 1920 et où les critiques affirment que l'achat d'obligations n'entre pas dans les prérogatives de la BCE. De nombreux économistes estiment cependant qu'il est impératif d'agir pour restaurer la conviction que la banque centrale est déterminée à dynamiser la croissance.