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Macro-économie

18 novembre 2013

Potentiel désengagement de la Fed 

Pourquoi les investisseurs brûlent-ils tellement de savoir si – ou plutôt quand – la Réserve fédérale américaine (la « Fed ») va commencer à réduire ses achats d'obligations, qui représentent actuellement 85 milliards de dollars par mois ?

Ce programme d'achat d'obligations aux banques a pour but d'inciter ces dernières à prêter aux particuliers et aux entreprises, et ainsi de stimuler la reprise économique aux États-Unis.

Cela donne assurément un coup de pouce au marché, puisque les investisseurs ont récemment ajouté 4,2 milliards de dollars aux fonds d'investissement basés aux États-Unis. Le moteur essentiel de cette confiance ? Les indices distillés par Janet Yellen, vice-président de la Réserve fédérale et héritière manifeste de Ben Bernanke, indiquant que la « Fed » n'est pas pressée de se désengager de ce programme.

Est-ce que cela marche ? En fait, les prêts octroyés par les banques ont augmenté d'à peine 80 milliards de dollars depuis le lancement du programme en septembre 2012, alors que les réserves bancaires gonflaient de 800 milliards de dollars. Cela n'a pas empêché l'économie américaine de croître, sans être apparemment affectée par la fermeture des services publics en octobre.

Les économistes estiment que le principal effet de l'injection de tout cet argent dans l'économie américaine a été d'augmenter le cours des actions.

Pour l'instant, toute suggestion d'un désengagement imminent de la Réserve fédérale provoque une baisse du cours des actions et le désintérêt des investisseurs pour le marché des actions (et encore plus pour les actifs plus risqués comme les actions et obligations des marchés émergents). Entre-temps, les indices allant dans le sens d'une poursuite du programme de la « Fed » continuent à stimuler le marché boursier et les souscriptions de fonds.

Les analystes déclarent que les investisseurs sont avant tout séduits par l'argent bon marché, et que toute tentative de les en détourner plongerait le marché dans un état de manque.