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Macro-économie

23 décembre 2013

Pour un franc suisse faible 

La banque nationale suisse se bat pour défendre le franc contre les opérateurs en devises qui recherchent une alternative sûre à l'euro.

Les traders considèrent en effet le franc suisse comme un refuge face aux risques liés à l'euro et à d'autres devises. Lorsque la dette de la crise européenne a éclaté en 2011, les traders ont acheté des francs suisses, faisant flamber son taux de change par rapport à l'euro et rendant les exportations suisses plus chères.

Cela a incité la banque nationale à intervenir sur les marchés des devises afin de bloquer le taux de change à 1,2 franc par euro. Le problème est vital pour la Suisse, dont une partie substantielle de l'économie repose sur les exportations vers ses voisins européens.

Les économistes s’interrogent quant la durée pendant laquelle la banque centrale va continuer à défendre le franc suisse. Sa politique monétaire trop souple a maintenu les taux d'intérêt au plancher, provoquant un échauffement du marché immobilier dans le pays.

En conséquence, les prêts ont augmenté plus vite que l'économie dans son ensemble, et les experts guettent désormais d'éventuels signes de déséquilibre susceptible de provoquer des problèmes.

Avec un taux de chômage autour de 4 %, la Suisse semble avoir évité les dommages créés par la crise financière et ses conséquences dans le reste de la zone euro, où le chômage avoisine les 12 %. Son PIB devrait croître d'environ 2 % l'année prochaine, soit près du double du taux pronostiqué chez ses voisins européens.

Si les Suisses sont toujours animés par un fort sentiment d'indépendance, leur économie reste étroitement liée à celle de l'UE. La solution est sans doute détenue par la banque centrale et sa capacité à contenir la valeur du franc par rapport à l'euro sans provoquer de dommages dans d'autres secteurs.