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15 juin 2018

Analyse de l'évolution des rapports de force sur l'échiquier économique mondial 

Le rapport Perspectives d'investissement semestrielles 2018 présente les prévisions à long terme pour les plus grandes économies mondiales

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Alors que l'équilibre du pouvoir économique continue de se déplacer de l'Occident vers l'Orient, les investisseurs doivent élargir leurs horizons. Tel est le point de vue de Stefan Van Geyt, Group Chief Investment Officer du groupe KBL European Private Bankers (KBL epb), basé à Luxembourg, qui publie aujourd'hui ses Perspectives d'investissement semestrielles 2018, un rapport axé sur les perspectives à long terme de certaines des plus grandes économies mondiales.

Profitant du retrait de l'Amérique de la scène internationale et de l'incapacité de l'Europe à forger une vision commune des réformes à mener, la Chine continue de transformer son économie agraire autrefois somnolente et centralisée en une économie axée sur l'industrie manufacturière et, de plus en plus, sur les services intérieurs.

La deuxième économie mondiale ouvre à présent ses marchés financiers aux investissements étrangers. Selon Monsieur Van Geyt, l'augmentation du poids de la Chine dans les indices d'actions des principaux marchés émergents s'accompagnera inévitablement d'une hausse des flux d’investissements étrangers.

D'ici à 2030, voire plus tôt, la Chine aura dépassé les États-Unis au rang de plus grande économie mondiale et l'Inde sera la nation la plus peuplée au monde. Le rythme des réformes en Inde a été extrêmement impressionnant, soutenant une solide expansion du PIB qui a atteint 7,7 % au premier trimestre cette année. Déjà considérée comme une plaque tournante mondiale pour le secteur des FinTech, l'Inde a lancé plus d'un millier de nouvelles start-ups technologiques rien que l'an passé, ce qui place le pays juste derrière les États-Unis et le Royaume-Uni en termes d'écosystèmes de start-ups.

En 2001, date à laquelle le terme « BRIC » a été inventé, les perspectives du Brésil et de la Russie étaient aussi prometteuses que celles de l'Inde et de la Chine, mais le fait d'appartenir à ce club n'a pas été un gage de réussite, explique Monsieur Van Geyt.

L'économie brésilienne a enregistré une croissance anémique de 1 % en 2017, sa première année d'expansion depuis 2014, tandis que l'économie russe, qui dépend fortement de l'énergie, a souffert de la faiblesse persistante des prix du pétrole, des sanctions et d'un cocktail alliant copinage et corruption.

La croissance de la population russe est proche de zéro et les dépenses en R&D représentent à peine 1 % du PIB. Aujourd'hui plus que jamais, le pays doit inverser ces tendances démographiques défavorables et diversifier son économie en s'éloignant du pétrole, ajoute Monsieur Van Geyt.

Alors que l'Europe est divisée, ses deux plus grandes économies, l'Allemagne et la France, cherchent toutes deux à aller de l'avant en menant d'importantes réformes intérieures.

Grâce au dynamisme de son Mittelstand et alors qu'elle continue d'investir dans la numérisation et les technologies dites perturbatrices, l'Allemagne réinvente son économie pour une ère nouvelle. Parallèlement, l'ambitieux nouveau président français tente de libéraliser une économie accablée par une bureaucratie étouffante, des impôts élevés et des syndicats dysfonctionnels. Selon Monsieur Van Geyt, cela pourrait bien s'avérer beaucoup plus facile à dire qu'à faire.

Alors qu'il se prépare à quitter l'Union européenne, le Royaume-Uni est confronté à une série de nouvelles barrières commerciales qui pourraient étouffer sa croissance. C'est pourquoi la stratégie post-Brexit du Royaume-Uni dépend si fortement de l'établissement de nouveaux partenariats, en particulier avec l'Extrême-Orient.

Les États-Unis sont également confrontés à un nombre croissant d'obstacles de ce type, dont ils sont eux-mêmes responsables dans la quasi-totalité des cas, déclare Monsieur Van Geyt. Bien que le pays bénéficie actuellement des mesures de réduction d'impôts prises par Donald Trump, qui prolongent le cycle déjà très long de la croissance économique, cela s'est fait au prix d'une hausse constante des niveaux d'endettement. À terme, ce phénomène pourrait limiter la capacité du pays à investir dans des domaines clés comme l'informatique quantique, l'intelligence artificielle et la fabrication de véhicules électriques.

« Les marchés s'adapteront inévitablement à l'inexorable rééquilibrage de la puissance économique mondiale de l'Occident vers l'Orient », conclut M. Van Geyt. « La composition des indices obligataires et d'actions changera elle aussi, contraignant les investisseurs à élargir leurs propres horizons pour trouver des occasions de tirer profit de ce nouveau nouvel ordre mondial. »